22 janvier 2014
Paix négociée

Une conférence pour commencer la semaine. Une rencontre à la banque ensuite pour régler un petit problème administratif. M'asseoir devant le «conseiller» aussi jeune que mes fils, avec la même voix que mon neveu mais plus assurée, plus affirmative. À la conférence, j'avais l'impression de me la jouer le jeu du sérieux, à la banque je me sens vivre dans un monde qui ne m'appartient plus. Puisque le problème administratif n'est même pas d'ordre bancaire ou financière, ce n'est qu'un faux mouvement de quelqu'un à la banque qui a modifié une instruction à la «machine». Répercussion jusqu'à mon ordre professionnel. J'imagine un autre employé de la banque plus tâtonnant, moins assuré qui avait touché à mon dossier auparavant. Peut-être est-il déjà hors de ce monde, moins adapté que celui d'aujourd'hui et voilà l'erreur. Ce n'est qu'un détail tout au plus embêtant dans ce cas-ci mais il illustre la nécessité de la compétence au travail, dans un monde d'interdépendance.

Séance de taï-chi en privé. J'étais seule avec l'instructeur qui a modifié quelque peu la séance pour l'adapter à mes besoins. Occasion de prendre des nouvelles du voyage en Chine qu'il tente d'organiser. Il manque toujours quelques participants. Je vais peut-être en parler à mon ancienne compagne du cours de chinois d'il y a quatre ou cinq ans.

Sous la surface, un dossier bouge quelque peu. J'espère qu'il va aboutir. En surface, le téléphone ne sonne pas. Mais d'autre dossier d'importance se pointe à l'horizon. Une année qui s'étire, je le crains. J'en profite pour m'engager à plus d'assiduité en taï-chi. Et aux massages shiatsu aussi.

Aujourd'hui, froidure à demeure. Une sortie avec la petite. Nous sommes allés visiter l'arrière grand-mère. Avec la toux de la petite, je n'ai pas insisté pour qu'elle distribue des embrassades à la ronde. D'ailleurs, elle n'est pas d'humeur non plus. Ramener la petite chez elle. Sa petite soeur m'ouvre ses bras comme une fleur et une joie. Nous sommes allés manger ensuite, la paix au coeur.

Que dis-je, la paix, certes. Mais de façon intermittente, mon esprit n'est pas en paix. La précarité chez mes fils me pèse. Peut-être qu'en leur monde la précarité est plus présente et ils s'en habituent. Mais pas moi, pour eux.

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