19 janvier 2014
Intime partage

Partir à la campagne le vendredi. Y retrouver une maison presque chaude. Redoux ou pas, en hiver, l'environnement est désert, les voisins invisibles. Seule le niveau des bancs de neige a baissé, Lui s'obstine à ne pas vouloir déneiger le toit de la véranda, pour cause de solidité de la construction.

Du temps tranquille, j'en profite pour terminer de lire «J'adore New-York» mais je ne vais pas me mettre à courir vers «J'adore Paris» d'Isabelle Laflèche.

Mettre la main sur l'exemplaire des oeuvres complètes de Tchouang Tseu, édité par Gallimard et l'Unesco. Lire quelques pages dont une m'a vraiment interpellée. Je regrette maintenant de ne pas avoir ramené le livre, de ne pas avoir marqué la page pour le relire. Mais je ne me plongerai pas de sitôt dans ces briques.

Nuit paisible, maison confortable. Le lit semble avoir gardé la mémoire de nos cinq nuits passés au temps des fêtes. Retour en ville pour aller garder les petites chez elles.

Hier, alors que Lui travaille sur les dossiers, j'ai passé la journée en cocon, cherchant à terminer l'aménagement du bureau. Mais je n'avance pas, lisant à la place des plaquettes que j'ai rassemblé en une pile. À mes pieds, un carton dans lequel j'accumule les livres qui sortiront de mes rayons. Mais la plaquette sur le comment comprendre les tableaux demeure, ainsi que les 100 mots de la musique classique. Ou les essais de Michel Serres que j'ai rassemblés par un élastique. Et je sors les petits textes sur le feng-shui tout en gardant ceux sur la pensée chinoise. Trier la bibliothèque d'une touche-à-tout n'est pas chose facile. Il faut se résoudre à y aller selon l'humeur du moment.

Pour terminer l'entrée du jour, voici trois photos prises à des moments différents mais qui représentent toutes des fragments de bonheur de l'instant présent. Enjoy!

Sur la première photo, en passant la porte du vestibule, juste à l'entrée de la salle à manger, oui nous entrons par la salle à manger dans ma maison du nord, ce buste qui appartenait à ma soeur la swami, coiffé de chapeaux de paille, inondé de soleil, comme une promesse d'été. Sur la deuxième qui est prise en novembre, coucher de soleil sur le lac en contre-bas, comme une promesse des heures immobiles. Sur la troisième, prise hier, l'érable ginnala arbore ses vestiges de feuilles d'automne avec des bourgeons de printemps précoce. Je suis toute fière de ce contraste. Loin des voyages et des photos-témoins, voici mes photos d'ambiance.

hier consulter les archives demain

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