29 décembre 2013
Les derniers jours

Ces notes écrites six jours plus tard sont donc antidatées. Mais je tiens à ces dernières tranches de l'an 2013 pour mieux me souvenir. Parce que oui, j'en oublie parfois.

La veille nous sommes partis à la campagne, au lieu du jour d'avant. J'ai toujours l'intention de ne revenir que le 2 janvier, mais ce n'est pas une intention ferme puisqu'il y a toujours ma mère à veiller. Partis presqu'en catimini puisque d'habitude j'aurai déjà envoyé une invitation au clan pour le réveillon du Jour de l'an. Pas cette année, pour ma mère. D'autant plus qu'une soeur s'envolera en vacances familiales le 31 décembre et que les deux autres seront en virée new-yorkaise le 2.

Le 28 donc, nous sommes partis, voiture chargée à bloc, deux fils sont avec nous. Petite famille nous rejoindra aussi, le même jour. Outre les énervements du départ, tout va bien. Je ne réalisais pas tout à fait encore le plaisir des prochains jours.

Aujourd'hui, les petites sont venues nous rejoindre tôt le matin dans nos quartiers. Il faut se rappeler qu'il y dix ans nous avons fait joindre deux maisons semi-détachées en une seule en ouvrant le mur entre les deux salons. Au fil du temps, la maison a subi plusieurs rénovations mais les deux escaliers sont demeurés, préservant ainsi d'un côté, nos quartiers, de l'autre les trois chambres d'invités. Alors donc, les petites sont accompagnées par leur mère pour descendre un escalier et remonter l'autre. Nous sommes déjà réveillés par le craquement des marches. Fifille retourne se coucher, les petites, surtout la deuxième, explorent un territoire nouveau. Rituel ainsi établi pour les prochains jours.

Petite sortie en luge pour les petites. Tonton le scout se dépense sans compter, tête nue, manteau ouvert. Il ne fait pas encore trop froid, les prochains jours le seront si bien que nous demeurerons cloîtrés, le foyer chauffé à bloc pour aider les calorifères électriques.

Le 29 au soir, nous sommes descendus jusqu'à la rive nord chez ma soeur qui reçoit le clan, à l'occasion de la visite de ma cousine du Viêt-Nam. Les deux fils se sont défilés, préférant aller à la rencontre des copains aux cousins. Le troisième est venu nous rejoindre là et continuera la route vers la maison du nord pour être avec nous au réveillon.

Brouhaha et bonne bouffe chez ma soeur. Sauf que je suis encore prise d'une sourde colère quand Lui sirote encore son vin longtemps encore après le repas, en plus de prendre son whisky juste avant la route. Colère noire qui me consume. Je me suis sentie trahie encore une fois, toujours aux mêmes lieux, l'hôte poussant toujours un dernier verre, loin après le digestif. Nous sommes repartis ainsi, Lui conduisant, moi bouillant. Si j'avais pris le volant, c'était aussi risqué, en conditions hivernales.

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