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Aujourd'hui, au premier jour de conditions hivernales, nous sommes allés à la maison du nord. Pour en revenir seulement quelques heures plus tard puisque ma mère a téléphoné. Pourtant, je l'avais vu la veille. Elle était bien. Aujourd'hui, elle n'est pas si mal, sauf peut-être un bobo au ventre, imaginaire ou pas.
Il y a quelques mois, je racontais un appel de ma mère à la copine de Washington qui a gardé sa mère chez elle jusqu'à son décès, il y a quelques années, elle m'a demandé de but en blanc: «Un vrai appel ou une manipulation?» Disons que c'est l'un ou l'autre, une fois sur deux. J'y accoure évidemment.
Le rendez-vous d'hier a été reporté à la semaine prochaine qui sera assez chargée. J'y reviendrai.
Comment dire? En revoyant les deux érables à la campagne, j'étais saisie par leur «présence». Oui, j'ai bien dit présence, il n'y a pas d'autre mot. Ils étaient dans la baignoire, un peu dans la pénombre, je les avais arrosés précipitamment la dernière fois. Avec l'eau de robinet plus chlorée que celle de Montréal. Cette fois-ci, j'avais apporté de l'eau laissée à l'air libre destinée à l'arrosage des bonsaïs et je m'en félicite. En quittant, je les ai installés sur la petite table ronde dans la bibliothèque. Mais je ne les ai pas pris en photo avec l'Ipad sous tous les angles pour mieux penser à leur structure et aussi pour mieux consulter. À température plus basse, ils peuvent m'attendre sans problème, j'espère.
En ville, je soigne les bonsaïs, mon intérieur et mon humeur. Le tout sert d'ancrage à ma tête qui pédale et qui anticipe sur l'avenir immédiat, sur le futur simple pas si simple. J'imagine que d'ici l'an prochain, le tout se déroulera comme il doit se dérouler, voilà tout. Je le sais bien, mais ce sont les heurts et les contrecoups que l'on essaie d'anticiper. Est-ce vain?
Il se trouve que je tire tant bien que mal des plans d'action pour l'année qui vient comme au meilleur de ma vie active, il y a, disons dix ou quinze ans. D'une part, il y a des courants d'eau fraîche de fontaine de Jouvence, d'autre part, il y a des soupçons de lassitude du déjà-vu. La différence est qu'avant, je faisais des plans et je me lançais. Maintenant, je fais des plans et je les soupèse.
Depuis hier, j'ai revisité les photos de vacances pour en mettre certains sur Facebook. Je n'aurai pas dû y intégrer les photos prises par Lui, ce qui rend confus l'ordonnance de la présentation.
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