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Enfin hier, j'ai rejoint le copain de Vancouver qui a des problèmes de santé. Je tergiversais depuis quelques semaines de peur d'apprendre de mauvaises nouvelles. Mais il va bien, merci. Les copines de Boston sont aussi lointaines, l'une n'est toujours pas rejointe, l'autre si, pour lui dire que non, l'idée de lui rendre visite quelques jours ne se fera pas pour cause de dossier irrésolu encore.
Justement, des rendez-vous répétés sur le dossier. Trois, hier après-midi. J'ai quand même pu faire le saut jusqu'au Jardin botanique pour l'exposition de bonsaïs. Accompagnée d'un copain qui m'a téléphoné quand j'allais partir. J'y ai vu de beaux spécimens qui ne m'impressionnent plus aveuglément, même si je suis très consciente des soins et du temps nécessaires pour qu'un petit arbre grossit du tronc par exemple, sans que les feuilles s'élargissent.
Aujourd'hui, courte matinée. Le temps d'aller chercher mon colis de shampoing à l'huile de chanvre. Et à fignoler quelques cadeaux pour demain, date de célébration d'anniversaires collectifs dans le clan.
Cet après-midi au MetOpéra en HD pour «Eugene Oneguine». Quand je pense que dans soixante-quatre pays, mille neuf-cent salles de cinéma, des gens comme nous sont réunis pour expérimenter l'opéra en direct du Met Opera. C'est un succès monstre. Des recherches ce soir m'ont amené à ce dossier pédagogique préparé par l'Opéra de Lille sur Eugene Oneguine. Quel plaisir d'en apprendre plus.
C'était Valery Gergiev qui a dirigé l'orchestre du Metropolitan Opera de New York, celui-là même pour qui j'aurai voulu un billet du concert à l'OSM d'hier soir. Ma voisine en salle de cinéma y était d'ailleurs. De père russe, elle n'a jamais été en Russie. Moi si n'est-ce-pas, à Saint-Pétersbourg, il y a trois ans. Je n'avais pas visité la maison de Pouchkine, préférant plutôt celle de Dostoïevski. Pouchkine qui était mort par un duel, comme Lenski, un personnage dans «Eugene Oneguine», roman en vers écrit par Pouchkine lui-même. Cette «proximité» avec la littérature classique russe me plaît beaucoup.
En somme, j'ai déplacé du temps que je pensais consacrer à plus de présence à l'exposition de bonsaïs. Je suis absente donc au cocktail d'ouverture d'hier soir pour cause de rendez-vous répétés, absente à l'encan silencieux d'aujourd'hui et absente demain encore, loupant la clôture pour cause de fête familiale. Ce qui dit tout de mes priorités. Encore faut-il que je confie mes bonsaïs en bonnes mains, en mon absence, moi qui les soigne distraitement en ce moment.
Ce soir, après avoir «erré» en voiture et à deux, sans pouvoir nous décider sur ce que nous mangerons, nous avons accepté l'invitation à souper de ma soeur de la Rive sud. Un Bún bò Huế, soupe-repas épicé au boeuf. Bien bon au goût mais quel débordement pour ma frugalité!
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