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Je me suis occupée de quelques détails de mes finances personnelles. Oh, si peu, si modeste en valeurs, simple impression d'aller quelque part, d'en apprendre. Pour ne pas tout laisser à Lui qui se mêle de tout. De temps à autre, comme pour les assurance par exemple, il me passe le téléphone pour que je confirme mon identité à l'interlocuteur avant d'ajouter: ...« Oui, oui, vous pouvez tout discuter avec mon mari!»
Ainsi, je vais toujours à la banque pour m'adresser à un «conseiller» alors que Lui fait tout en ligne, n'hésitant pas à naviguer avec les instructions mécanisées et l'attente qui s'en suit. Hier donc, j'étais à la banque et au bureau de poste. Des déplacements que j'acquitte avec application, consciente de mes pas comptés, moi qui n'a pas grimpé sur le tapis d'exercice depuis plusieurs semaines.
Hier soir, nous avons gardé les petites pour que leurs parents puissent aller au musée avant de manger en tête-à-tête. Des petites-filles parfaites pour des grands-parents séduits.
Aujourd'hui, au dentiste avec ma mère. L'après-midi a vite passé. Rendez-vous d'affaires ce soir. Satisfaisant. L'aventure se poursuit demain. Mais allons-nous pouvoir conclure quelque chose avant notre départ? Espoir et mystère jusqu'à la dernière journée, j'imagine. Au prochain voyage, avec fils premier en place, nous pourrons être remplacés sans souci, j'y compte bien.
Voilà dix jours que j'ai commencé ma routine de soins capillaires et faciaux. Des soins qui auraient dû m'interpeller depuis vingt ans. N'est-ce pas vain puisque trop tard maintenant? Mais pourquoi pas quand enfin, jour après jour, l'on devient soi-même sa priorité. Alors non, ce n'est pas vain.
Fin de semaine intense en perspective.
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