25 septembre 2013
Prendre soin de soi

Hier, un jour illuminé. Pourtant, je pensais commencer la journée avec un mental chancelant. La séance de taï chi m'a fait grand bien. Non pas le taï chi en tant que tel puisque nous faisons peu de l'enchainement des mouvements mais beaucoup d'exercices préparatoires de qi cong.

Hier aussi, premier jour d'ingestion du cocktail de comprimés et cie. Je suis allée acheter un imposant Aloes Vera en pot qui me servira en concoction pour appliquer sur le cuir chevelu. Premier jour des deux traitements pour cheveux et visage que je poursuivrai pendant une semaine des vacances. Comment vais-je trainer tout ce bazar? En petits flacons évidemment.

Gestion impeccable de mon alimentation autour de laquelle l'on se sent solide et inattaquable. De quoi comprendre l'obsession des anémiques pathologiques. Ne rien manger par la force de la volonté c'est l'illusion d'avoir le contrôle sur sa vie. Mais je mange quand même n'est-ce-pas, tout en perdant doucement du poids. Assez pour donner mon petit manteau léger devenu trop grand, complice de tous mes voyages depuis une dizaine d'années. À la place, j'adopte le petit manteau jeans reçu de ma soeur qui me donne un petit air juvénile plaisant.

J'ai sorti une imposant vraie planche à repasser pour m'attaquer à la nappe fleurie de coton. Rien à voir avec les nappes de polyester sans repassage. Aperçu du plaisir tranquille de certaines ménagères d'antan pour du linge bien repassé, bien plié. Voilà un exercice que j'ai toujours repoussé comme symbole de l'aliénation des ménagères justement, ces femmes enchainées à leurs tâches domestiques.

Un temps d'automne déjà. Ce matin, prise de sang pour tous les deux. Tôt partis pour l'hôpital juif, à jeun depuis quatorze heures. Prendre un numéro, se mettre en attente, enregistrer la demande de prise de sang, recevoir la série d'étiquettes encodées à mon dossier, attendre dans une autre file, me faire piquer les deux bras. Au premier, l'infirmière a manqué son coup, au deuxième, elle a réussi. Attendre devant les toilettes pour recueillir trois petits pots d'urine, pas pleins heureusement. Enfin, c'est fini. Laver les mains, les repasser au désinfectant. Ressortir à l'air libre après avoir repasser par le très long couloir au plancher bien patiné par des milliers, voire millions de pieds le piétinant depuis des années.

En récompense, un gros déjeuner en ce restaurant mythique sur la Côte-des-Neiges, bien connu des étudiants et des travailleurs. Deux oeufs, deux tranches de pain bien beurrées, de la pomme de terre rissolée, deux saucisses ou du bacon. Le tout accompagné d'une rondelle d'orange et du café pour $1.99, hors taxes quand même. Et n'avisez-vous pas de faire dans la dentelle pour en recevoir moins, ce sera plus cher. Alors tout le monde, depuis des années, enfile ses oeufs et tout le reste docilement depuis des années, à moins de laisser dans l'assiette ce que l'on réussi à résister. Aujourd'hui, il nous manque la présence de la grande serveuse osseuse, figure emblématique. Mais il faut bien qu'elle prenne sa retraite un jour. Espérons qu'elle n'est pas tombée au combat, telle quelle dans son uniforme de serveuse, jupe et blouse noires, bas et souliers noirs à talon plat. Je viens de me rappeler de son prénom que je tairai ici mais que je viens de le dire à haute voix pour Lui.

Après-midi passé en aller et retour à la maison du nord en trainant une remorque à l'aller. Quelqu'un nous a donné un vieux pommier déjà coupé en bûches. Aussi, il y a cette maisonnette de jeux de Little Tikes achetée quand les fils étaient petits et qui a fait le tour des familles, voilà que nous l'avons récupérée pour les petites.

Corder le bois, travailler autour de la maison, par temps radieux. Dans mon coin, les couleurs d'automne se sont installées dans les arbres. Il faut absolument que nous y retournions cette fin de semaine. Avec les petites si possible. Déjà je vois leurs minois joyeux, la plus vieille découvrant la maisonnette sur la terrasse.

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