19 septembre 2013
Les travers se normalisent-ils?

Hier soir, c'était la première pièce de théâtre de la saison, un départ en grand. La Vénus au vison chez Jean-Duceppe fut savoureuse, les comédiens excellents. À la levée de rideau, j'étais remplie d'une plénitude, comme on le serait devant son plat préféré. L'assiette a bien comblé mais à la tombée du rideau, j'étais encore assommée du rapport complexe entre les hommes et les femmes, là où rien n'est innocent, où tout est asservissement et domination. À très très petites doses peut-être chez les couples très normaux, mais il y en a, il ne faut pas se leurrer. Réaction en sortant de la pièce: je n'ai pas accepté quelque chose d'usant que j'endurais insidieusement. Ah, ces travers qui éclatent quand la marmite est trop pleine ou quand un catalyseur se présente.

Hier après-midi, je suis allée chercher des vêtements pour les petites, c'est craquant. Mais il faut bien se contenir puisque ce n'est pas donné, même au magasin à rayons le plus familial.

Aujourd'hui, enfin, les dernières réservations effectuées pour la croisière. Soubresaut au travail pour le dernier dossier en cours et un nouveau qui vient d'apparaître. J'ai enfin ouvert et pris des notes dans l'agenda-papier grand format bien ouvert sur mon bureau. Un plaisir que le calendrier électronique ne procure pas. Quand même, les classeurs excel pour mille et une choses domestiques s'alignent sagement sur mon «bureau» à l'écran.

Sur écran radar, le reste de la semaine s'annonce bourdonnant. Je reçois à souper, je vais au concert, je travaille et ... fais un petit tour dans un salon funéraire. Avec tout ce que cela implique et plus encore. Allez, encore un petit mois à tenir la barre. À avancer dans la cohue en cultivant son jardin secret.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale