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Vendredi soir, la petite famille est venue souper de ce phở que je ne referai pas avant un mois ou deux. En effet, Lui et moi en avons mangé à satiété, trois jours de suite. En compensation du dernier, à la campagne, avec le clan, quand chacun recevait un petit bol, histoire d'en avoir pour tous ... tout en restant sur notre faim!
Après le départ des jeunes parents et de la bébé que Lui préfère ne pas garder cette fois-ci, compte tenu de nos déplacements prévus pour le lendemain, nous sommes entrés dans le sphère de la petite qui est en grande forme. Alors que moi je le suis moins.
Dans le sphère de la petite veut dire que tout est en fonction d'elle. Pendant vingt-quatre heures. Courte nuit puisqu'elle se lève tôt. Jeux et accompagnement constant, surtout quand elle regarde la télé. Et puis elle ne se lasse pas des vidéos diverses, sur la fameuse chanson folklorique. Tout en griffonnant avec application sur ses papiers volants avec un stylo. Alors qu'elle délaisse les crayons de cire, elle ne veut pas non plus des feuilles brochées. «No, I don't want it!» de sa voix nasillarde et d'un anglais appris à l'oreille.
Samedi, nous avons déjeuné plus copieusement que d'habitude. Temps frais et venteux. Virée à Sainte-Julie pour le match de rugby en final de Fils premier. Match qu'il a gagné, pendant que la petite fraternisait avec de jeunes enfants anglophones venus d'Ottawa. Tout est parfait dans le monde des petits. Lui est plus enchanté à filmer sa petite-fille que son fils, premier ou pas, vainqueur ou pas. Moi, j'avais un peu froid, me couvrant la tête avec une petite couverture, à la manière d'un voile. Fils benjamin qui nous accompagnait suivait l'évolution du match avec plus de sérieux.
En soirée, nous avions ramené la petite à sa famille. Les jeunes parents sont toujours entrain de rénover et d'aménager leur maison. La bébé faisait ses premiers pas et étrennait sa première dent. La petite exultait toujours plein de souffle et d'énergie. Les grand-parents avaient besoin de rentrer vite retrouver leur quiétude.
Aujourd'hui, heures creuses. Un petit saut à la campagne. Assise au salon, là où le salon rejoint la salle de télé, mon regard embrassant tout le décor, un instant, j'avais perdu la notion de temps et d'espace. Étrangement, comme si j'y serai pour l'éternité. J'ai émergé de ce court instant, ne sachant plus quel jour nous sommes, quel moment de la journée il fait.
Auparavant, nous avons déplacé du bois. Je mijote toujours des installations permanentes pour bonsaïs. Là-bas, j'aurai tout l'ensoleillement voulu mais avec un degré de rusticité plus élevé qu'en ville. Ce qui veut dire que je renoncerai probablement aux bonsaïs tropicaux et m'en tiendrai aux indigènes et semi-rustiques.
Dernière nouvelle que je ne sais pas encore comment traiter: le bougainvillier a perdu toutes ses feuilles. Est-il mort? Le juniperus aussi est terne depuis que je l'ai traité par insecticide. Voilà deux arbres que j'ai achetés qui sont travaillés et rempotés par quelqu'un d'autre. Je ne continuerai pas sur cette veine.
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