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À peine revenue de mes esprits, après cette grosse fin de semaine, nous avons pensé retourner à la campagne pour remettre la maison comme c'était avant le passage du clan. Allumer un feu de foyer, m'asseoir tranquille avec une camomille. Avancer le classement de mes livres doucement.
Nous avons décidé d'y passer la nuit, d'autant plus qu'un ciel orageux grondait. Mais voilà, au milieu de la nuit, appel reçu de fifille qui nous ramena en ville illico pour prendre les petites en charge. Une casserole oubliée sur le feu, dégât limité, sauf pour la fumée noire qui s'est vite répandue et une suie envahissante.
Rentrée d'automne officielle au pas de course donc pour les jeunes parents. Quand aux grands-parents, malgré le dérangement, nous profitons de la présence des petites au maximum. Aujourd'hui donc, nous avons gardé la bébé après avoir laissé la petite à sa garderie. Ce soir, les ramener aux parents avec le plateau de sushis en prime.
Déjà, à vue de nez, le mois de Mai prochain sera essoufflant, avec des visiteurs d'ailleurs qui convergeront vers Montréal. Pour le moment, ce n'est que d'incroyables échanges par courriels qui ramènent à la surface des visages, des images et des souvenirs. Tant et si bien que parfois je suis distraite. Comme par exemple, je prends mes clés, tapote ma poche pour m'assurer de la présence du iphone, puis je pars d'un pas assuré et conduis jusqu'à l'épicerie. Pour me rendre compte que je suis partie sans mon sac, sans argent ni papiers. Voilà ce que ça fait de recevoir un courriel d'un ancien camarade d'université avec qui je n'ai eu aucun contact depuis 1975 et puis d'entendre pratiquement sa voix comme si nous nous sommes parlés hier.
Mine de rien, Lui et moi, nous sommes tombés d'accord sur la destination du voyage de l'automne prochain.
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