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Je suis lasse mais soulagée. Autant j'attendais l'arrivée de la fin de semaine comme évènement, autant j'ai passé au travers de l'évènement comme lorsque l'on vient de franchir un obstacle. Suis-je satisfaite? Plutôt sentiment du devoir accompli.
Vendredi soir, nous étions dix à coucher, samedi soir, nous étions vingt-quatre. Au cours de la journée du samedi, quelle chance, il n'a pas plu, trente-quatre personnes en tout qui ont bien apprécié le bon blé d'Inde, les chả giò de mon frère et ma grosse marmite de phở. Une grosse quantité mais chacun n'a eu qu'un petit bol. Comme sept personnes ne sont arrivées que vers la fin de la journée, j'ai eu le loisir d'apprécier des moments tranquilles. Ce détail n'est que pour dire qu'en groupe, quelques personnes de plus ou de moins comptent dans l'impression de débordement. Malgré le ciel gris, agréable journée suivie d'une soirée autour de la table à finaliser déjà la prochaine rencontre du clan en octobre.
Samedi soir, vingt-quatre à coucher, les jeunes au salon, mon benjamin et sa copine à la belle étoile, sous une tente quand même. Ce n'est que pour une ou deux nuits par année que la maison n'est pas assez grande pour le clan. Au moins, deux couples sont rentrés chez eux, faute de lits.
Dimanche sous un ciel radieux. On remet le blé d'Inde, en plus de ma marmite de pilon de poulet avec riz, mon ragoût de veau, les brochettes de poulet et la salade de ma soeur. Fruits de saison en abondance. Sans parler du pain, des fromages et des pâtés et le pudding au riz gluant et doliques à oeil noir, ou «entremets aux cornilles», parfaitement réussi. Heureusement que nous avons tout mangé, sauf pour une grande quantité de légumes et herbes odorantes, puisque le frigo ne fonctionne plus très bien.
Je ne suis pas allée au bord du lac où certains se sont baignés, profitant du répit tout en réorganisant un peu dans la cuisine, prête pour la prochaine tablée.
Ce soir, nous sommes revenus en ville, avant la petite famille et les fils. Lui et moi, tous les deux moins fatigués que par les années passées. Serons-nous en meilleure santé ou plus détendus? En tout cas, assez en forme pour apprécier le plus récent reportage d'Alexandre Trudeau, «Le nouveau grand jeu», sur les enjeux mondiaux.
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