|
Hier après-midi, nous avons travaillé avec souffle et énergie. En soirée, nous sommes allés à un souper de mariage qui ne s'en voulait pas un tout en appliquant toute la forme de la consécration. Seuls les discours officiels évitent soigneusement les mots de vocabulaire, malgré les formules toutes faites. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce-pas?
Aujourd'hui, impossible de reprendre une semaine normale. La bébé est arrivée ce matin, plus tout à fait malade mais par mesure de précaution, question de ne pas transmettre l'infection virale aux autres enfants de la garderie.
Sur la toile, tribulations autour de cette manifestation des anciens de mon alma mater en Mai 2014. C'était à Paris en 2012, je n'y étais pas, à Melbourne en 2010, à Washington en 2008, à Vancouver en 2006. En marge, j'avais pensé organiser la rencontre des anciens de ma promo de l'autre alma mater, ce peut-il en avoir deux, par un effet d'entrainement. Mais j'ai décidé que je ne le ferai pas puisque je ne peux être entière et dévouée à deux groupes en même temps, ma promo d'université et ma promo de lycée. Même si nous sommes tous jeunes sexagénaires et vietnamiens d'origine, en microcosme, il y a de grandes différences. Pas le même alma mater, pas la même culture apprise, ni la même culture d'immersion. Et à notre âge, comme les rides, les différences sont marquantes malgré le gommage de l'occidentalisation.
Tribulation. Je commence à mesurer tous les sens de ce terme. Quand mon esprit est préoccupé maintenant pour une idée, un projet, un événement, un incident, il n'est pas que préoccupé. Pas que mon esprit mais mon tout passe par toutes les tribulations ... Fini le temps où l'on saisit tout à bras le corps et continue à dormir du sommeil du juste. Et embrasser plus large encore le lendemain. Je ne fais que le noter, je ne me plains pas, au contraire. Seulement, je valorise plus maintenant le temps de répit. Et ressens, comme à ce moment précis, une bouffée de plénitude quand mon esprit est libre de toute tribulation et mon corps reposé.
hier |