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Arrivée à la campagne depuis hier soir. Sans bagage. Comme lorsque l'on rentre chez soi et tout nous y attend. Il y a quelques jours, je lui disais que nous devrions y habiter trois ou quatre jours par semaine et regrouper les rendez-vous en ville sur les trois ou quatre autres jours. Ainsi, en ville nous serons à notre pied-à-terre pour les sorties en soirées et les affaires. Tout d'abord, commençons par y aller simplement ... Avec une circulation fluide, nous y sommes en quarante-cinq minutes.
Hier soir, je n'avais pas traîné. Pas de feu de foyer, ni film revu pour la nième fois. Juste un peu de courriel puis je me suis rendue au lit. Il faut dire que j'avais fait du tapis roulant en fin de journée et j'ai commencé un mal de gorge.
Nuit lourde. La chaleur des derniers jours s'est accumulée dans les chambres. Rêve sans fin. Est-ce que cela veut dire que le sommeil n'a pas été si profond? Pourtant, j'en émerge comme lorsque l'on revient d'un long voyage.
Ce matin, à l'heure convenue, l'entrepreneur est là pour planter les trois pieux nécessaires à l'installation de la terrasse. En même temps, il a scié les rampes de fer forgé que j'aurai tellement voulu récupérer.
Alors que Lui commence à faire un peu de peinture sur la porte du vestibule, j'ai pris la voiture pour aller faire quelque commission. Quel plaisir de partir doucement, seule au volant. Il fait beau. Je vais chercher une paire de mitaines de four pour remplacer les anciennes trop abîmées. Imperceptiblement, je change les menus objets qui, à mes yeux, dénotent le fait que j'y habite ou pas.
La journée passe. Nous vaquons à nos occupations domestiques en prenant bien notre temps. Je récupère du bois de construction pour le faire brûler au foyer. Lui a transporté le contenu de la remorque à l'écocentre. J'ai lavé, rangé, mis au rebut, etc. et trouvé de petits clous pour accrocher d'autres assiettes. Chaque petit geste fait plaisir, c'est bien simple. Mais bientôt nous allons revenir en ville, fatigués mais contents.
Compte tenu de la nouvelle de la séparation d'un autre de nos voisins d'en face, je nous considère bien bon de toujours évoluer ensemble, côte à côte, main dans la main, comme aujourd'hui.
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