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Depuis le retour, beaucoup de pas accomplis. Retrouver les bonsaïs en santé, fiston s'est très bien débrouillé, température clémente aidant. Il fut moins heureux avec son escapade de la semaine dernière à l'île d'Orléans: accident avec un motocycliste sans trop de gravité. Reprendre en main l'arrosage des bonsaïs.
Ranger doucement les sacs et paquets. Ré-apprivoiser ma demeure, coin par coin. Appliquer la méthode WW, suivre la courbe du poids. Pèse-personne et pesée des portions. Résultat escompté.
Déjà, je travaille. Un dossier n'accouche toujours pas, l'autre s'est concrétisé. Du travail qui s'enchaine. Je ne me plains pas ni ne m'en réjouie, chaque avancée comporte son lot d'aventures et d'espérances spéculatives.
Pas revu les petites, ni personne d'autre. Je poste des photos sur l'espace privé facebook familial. Échanges via facebook toujours avec un ami de France et une cliente d'ici. Nouvelle des ennuis de santé du copain de Vancouver. Lui parler d'un ton entrainant au téléphone. Son rire est inchangé. Nous avons même reparlé du projet de croisière en Alaska ensemble.
Désir de mieux m'organiser pour réaliser toutes mes envies. Mais de l'envie au voeu pieux, la marge est intemporelle. Comme si l'on court toujours sur place, puisque l'envie est multiforme et le voeu temporel. Je ne sais que découper les jours en tranches et les envies en étapes. Mais les étapes ne sont pas des tranches de pain que l'on glisse sans problème dans les fentes du grille-pain journalier. Comment faire coïncider des tranches d'épaisseur inégale avec les fentes du temps, certes compter en heures et minutes égales mais de valeur inégale. Casse-tête de tous les temps. Faut-il croire que mes envies, si réalisables, sont trop nombreuses et ambitieuses. Faut-il se dénaturer pour mieux se gérer?
Aujourd'hui, mon père a quatre-vingt-sept ans mais il ne le sait pas.
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