04 août 2013
Pour conclure les vacances

Nous sommes revenus vers 5h ce matin, partis vers 9h hier matin, voiture chargée à bloc. Sans encombre, sans attente à la douane, avec plusieurs arrêts pour manger et dégourdir nos jambes. Discussion avec les fils, écoute de leur musique. Se sentir plus proche encore qu'à l'aller.

Je n'ai pas écrit depuis neuf jours. Lu un peu Dany Laferrière, «Journal d'un écrivain en pyjama». Promu un numéro de la revue Argument à un fils et un neveu. Eu une brève prise de bec avec un frère sur les candidats à la mairie de Montréal. Voilà pour l'intellect. Ma cervelle est un jello. Mes émotions au neutre. C'est le propre des vacances, je crois: cassure avec le quotidien, peu importe comment.

Les derniers jours de la première semaine ont servi à suivre par photos sur facebook les sorties de la petite famille en banlieue de Washington. J'ai même pondu un haïku en l'honneur de fifille et de sa copine:

Croisée de l'été
Être mères ensemble
Les cœurs jubilent

Le jour de leur arrivée, j'ai attendu longtemps. Nous avions déménagé dans la deuxième maison qui est sensée être plus grande que la première mais ce fut l'inverse. J'ai hérité d'une chambre sans salle de bain et sans la vue merveilleuse sur la lande et les couchers de soleil.

Le lendemain, arrivée de la dernière contingence par avion. Commença alors le brouhaha. Équilibre improvisé entre la plage, le shopping, la bouffe et le coup d'oeil sur les petites, les chouchous de tous. La bébé s'est mise debout seule plusieurs fois, sourire radieux. La petite qui fête ses trois ans, parle franglais, expérimente les moues de gâterie et les crises de larme.

Épuisante deuxième semaine. Sourde frénésie de tous, animés du désir de profiter au maximum des jours comptés. Surtout chez les jeunes qui investissent la nuit en plus du jour.

J'ai acheté pour la première fois depuis des siècles des talons aiguilles, non pas des plus vertigineux mais quand même casse-cheville pour la mémé que je suis. Et un sac à main rouge, «que je n'utiliserai pas», disait soeurette. Et du sel rose de l'Himalaya. Je suis tombée aussi sous le charme des loukoums, douce folie.

Mais l'habitude de petites assiettées a porté fruit: je n'ai pas pris de poids. Quand même, Lui et moi sommes déterminés à nous mettre au pas pour perdre encore quelques dix livres avant le prochain voyage. Dans dix semaines.

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