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Pourtant mon agenda est vierge, ce qui n'empêche pas que mes jours se défilent à vive allure, en réaction au contexte. D'ailleurs, cette entrée est en retard, deux jours après la date affichée. Samedi matin, nous avons transporté comme prévu la table ronde de travertin et le petit lit rouge de la petite à la maison du nord. Avec moi, tout ce qu'il faut pour faire une soupe aigre douce au poisson aux cinq jeunes hommes qui y étaient déjà depuis la veille.
Alors que Lui allait au lac avec les jeunes, je cuisinais. En après-midi, nous sommes allés au marché aux puces de la Légion à Morin-Heights avec un neveu qui collectionne les articles en laiton ou en étain. Moi, je cherchais depuis quelque temps de petits verres à liqueur. J'en ai trouvé très fins et pas chers. Une belle trouvaille. Retour en ville.
Aujourd'hui, les petites et leur mère sont venues chez nous, toutes jolies toutes en forme. Repas et sieste. Une soeur et son mari venaient aussi voir les enfants. Sortie des mamans à l'épicerie de mon coin. Je dis «sortie», alliant l'utile à l'agréable, puisque rien n'est plus jouissif qu'aller à son épicerie préférée, fifille et soeurette n'ayant pas une de cette chaine près de chez elles.
Alors que fifille et ses filles s'en retournaient chez elle pour manger avec petit papa, la soeur et le beau-frère sont restés souper. Grillade, salade et bon vin. Humeur d'été, conversation légère. Décidément, avec un peu de complicité côté température, l'été enfin.
Ce dimanche improvisé m'a fait manquer un souper avec le groupe des anciens de mon université vietnamienne. Tout au fond, je ne suis pas toujours vaillante et prête à me retrouver «étrangère dans ma propre culture».
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