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Alors que Lui décrète qu'il sera en vacances à compter de la semaine prochaine, nous sommes désoeuvrés dès aujourd'hui. J'ai terminé de lire le dernier livre, assez mince en fait. Un livre très actuel sur des destins qui se tissent au hasard des trajectoires comme épinglés sur une carte mondiale autrement touristique.
Je traite le Grewia au savon insecticide pour la deuxième fois. Hier, le Juniperus aussi. Je ne tremble plus devant le jet puissant du produit et apprend à reconnaître acariens et alerons. Les bonsaïs semblent heureux sur mon balcon. À la fin du jour, j'amène à l'intérieur l'un ou l'autre, question de les regarder de plus près. Mais les érables restent toujours dehors. J'apprend à vivre leur rythme, jamais pressé jamais brusque. Quand j'irai en vacances, ils irons chez la copine de mon plus jeune fils. Ou devrais-je envoyer les deux plus vieux chez la cousine comme la dernière fois? On verra bien.
À l'heure de souper, trois neveux et deux fils sont passés chez moi, en route pour la maison du nord. Je leur ai servi à manger bien sûr. Ma soupe wonton, et le riz, et les crevettes sautées aux légumes. Ils ont aidé à mettre la table ronde de travertin dans la remorque que nous trans porterons là-bas demain. En même temps qu'une caisse de livres que j'ai enregistrée au préalable.
Ce soir, Lui et moi, fifille et sa fille, sommes allés aux feux d'artifice. Nous sommes assez loin postés, sur un étage surélevé de parking dans le Vieux-Port. Un cornet de crème glacée ensuite, avant de les ramener chez elles.
Dans l'été de l'attente, je sommeille. Attente de voir les enfants et petits-enfants. Attente de vacances. Attente de clients absents pour cause d'été ou de conjoncture. Attente qui rend absent à soi aussi.
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