03 Juillet 2013
Le 3 ne fera pas le mois ...

Pour l'avoir raconter dans les détails à ma soeur les soubresauts de cette journée, je serai succincte ici. Tôt partie du bercail, je suis allée aux fermes Lufa pour arrêter les paniers pour toujours je crains, en laissant une porte possible à reconsidérer en novembre. C'est qu'ils s'éloignent de leur mission, je crois.

Motivée par cet échange franc, je suis allée au marché asiatique ramenant poisson frais, viandes, fruits et légumes. Tout prêt à me lancer dans les préparations, ma mère m'appelle. Comme toujours je répond présent, enfournant le tout au frigo pour partir l'accompagner ici. Nous mangeons souvent à leur comptoir-lunch près de chez ma mère.

Après quelques tribulations au cours desquelles ma mère change constamment d'idée, elle a fini par décider de rentrer et attendre mon autre soeur. Fin d'épisode pourtant tout simple, si je n'avais pas récolté d'une contravention de vitesse en me précipitant sur la route pour aller voir ma mère. Parce que c'est déjà arrivé qu'elle partait sans attendre.

Bref répit en après-midi où j'ai parlé à mes amies de Virginie chez qui nous passerons dans la quinzaine, sur la route des vacances. Et puis, faisant et refaisant plusieurs fois, j'ai enfin maîtrisé la confection et la pose du fil et du petit grillage au fond de pots à rempoter. Détail anodin mais qui m'a rempli de satisfaction. Mais je n'ai pas le temps de rempoter les quatre derniers nés. Le temps d'arroser les plus vieux au balcon oui, puis je me suis re-précipitée sur la route, histoire d'aller garder la bébé pendant quelques heures.

Mais l'histoire se complique. Panne générale du métro, les jeunes parents bloqués, séparément au centre-ville. Je dois me rendre directement à une garderie pour prendre la bébé, sans siège d'auto pour bébé, en retard dans la circulation délirante. Lui s'est précipité aussi pour aller chercher la petite dans une autre garderie.

J'ai expérimenté donc ce que la bébé et sa mère vivent chaque jour. Aller et revenir chaque jour, par poussette bancale, traversant l'autoroute Décarie, dans le bruit et la poussière. Cette semaine, avertissement de smog sévère en plus. Lui et la petite ont fini par nous rejoindre. J'étais assise à l'arrière, la bébé sur moi. Nous avons retrouvé fifille qui est sortie du centre-ville par un bus. Les déposer chez eux. Lui court vite à son rendez-vous. Moi je refais la route à pied pour chercher la petite veste de la bébé perdue en chemin, en vain, puis j'ai repris ma voiture pour rentrer.

Manger le poisson frais à 9h du soir. Revenir de mes émotions. En même temps, je ne peux oublier la condition de vie des travailleurs, métro-boulot-famille, très peu de dodo et de répit. Le prix à payer est cher d'être en urbanité.

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