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Je ne sais pas pourquoi j'avais très mal dormi la nuit dernière. Pourtant, pas de café. Peut-être trop mangé de croustilles et de guimauves et trop bu de coca. Entouré de mes livres toujours en voie d'être classés, des rayons à moitié garnis, je souhaite tant rester là quelques jours pour avancer plus vite.
Mais déjà nous sommes repartis. Ce soir, je dîne avec un groupe d'anciens de mon université du Viêt-Nam. L'an prochain, la réunion mondiale se tiendra ici alors la ville-hôte s'organise de plus en plus. Tel que Mizubayashi, encore une occasion pour moi pour me sentir «étrangère dans ma propre langue», voire ma propre culture.
D'où j'étais ce matin à où je suis ce soir, je me suis sentie comme le chat avec ses bottes à sept lieues. Faire ce grand écart n'est pas de tout repos. Mais je me félicite, comme un chat je retombe bien vite sur mes pattes. Profitant du fait d'être dans un restaurant vietnamien, j'ai acheté une bonne quantité de rouleaux impériaux. De quoi sustenter les fils qui viendront demain et les prochains invités. Je n'ai pas trop le coeur ou la tête à la cuisine ces jours-ci.
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