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Hier, par temps ensoleillé mais frais, nous sommes encore partie à la campagne. Encore un peu de rangement mais je n'ai rien avancé au chapitre des livres. nous étions plutôt repartis sur les routes, comme pour profiter du beau temps. Partout encore, le tapis de neige, croûte blanche immaculée autour des plans d'eau qui gonflent comme pour déborder. Des cascades le long de la route. Des bourgeons et des flâneurs.
Retour en ville par la 117 et non par l'autoroute 15. Les petites localités s'étirent, se secouant de l'hiver. Tout d'un coup, je remarque ces étals où l'on vend des légumes de ferme le long de la route en été. En hiver, on dirait qu'ils sont invisibles. Il me revient presque le goût des patates frites bien huileuses que l'on prend au bord de la route et que l'on dévore en voiture. Le goût de l'été assurément.
Pas vu de petites-filles cette fin de semaine. J'en suis dépitée.
Aujourd'hui, lever du mauvais pied. Migraine. Habiller trop chaudement pour aller voir ma mère. Repas d'un bar rayé à l'étuvée au restaurant et non chez moi. À l'heure de lunch des travailleurs, le restaurant asiatique, doublé d'une épicerie, sert sans cesse des plats de riz blanc accompagné d'une grillade ou d'une viande en sauce. Quant à nous, les deux petites dames, assises à la même grande table ronde à plateau tournant, une petite soupe délicate et un grand poisson fumant, qui nous a coûté de quoi sustenter quatre hommes.
Migraine sans relâche. Lui m'alimente avec impatience en advil et tylénol. Combien déjà? Lasse d'être crispée de froid, de m'emmitoufler puisque ma température baisse avec tout ce cocktail, je vais me doucher longuement à l'eau chaude, avant de procéder à l'application des crèmes de toutes sortes. Déjà je me sens mieux. Demain je ne trainerai plus de canapé en fauteuil ...
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