14 avril 2013
Période faste

Vite corriger la datation de la dernière entrée qui a enrayé le comptage, compte-goutte du comptage dois-je dire, puisque très peu de gens passent par ici. J'ai souvent le sentiment de gribouiller dans les profondeurs souterraines du cyber-espace. Tout semble être si publique, si impudique mais en même temps, si complètement perdu dans l'anonymat de la foule difforme et de tous les goûts.

Pour revenir au comptage, je ne surveille que pour détecter des anomalies qui n'arrivent que par erreur de «posting», un signe mal copié, 03 pour mars au lieu de 04 pour avril, dans ce dernier cas. Une erreur de routine. Plus souvent sont des coquilles, lapsus, fautes de syntaxe pour cause de non-relecture. Au fond de l'abysse, ce gribouillage de routine est devenu un tic si machinal que j'en ai perdu l'orgueil, la coquetterie de la plume. Je soupçonne que même le devoir de mémoire d'écrits intimes, ou extimes, a perdu de son efficacité parce que les noms et les circonstances sont voilés, par discrétion. Les émotions même sont modulées et raisonnées. Ce journal est devenu bien gris. Même mes copines de diaristes de la première heure ne me lisent plus. Elles sont passées au blog, au twitt, ou ... passent leur chemin.

Pour revenir à mes jours, pas de clinique de rempotage hier. Je me suis rendue compte que je n'ai pas de pots pour l'exercice, croyant que c'est fourni comme aux autres cours. Ramener son ficus à la cousine, comme on ramène un bébé à sa mère. Il faut donc que je réfléchisse à ce que je dois faire par moi-même, une fois les pots achetés.

Visite de l'exposition sur le Pérou au Musée des Beaux-Arts, pour avouer mon ignorance de l'Amérique du Sud. Il ne me revienne que les effluves des Mystérieuses Cités d'Or, film d'animation du temps de l'enfance de fifille.

Souper de levée de fonds des scouts où nous avons enfin gagné un kayak, prix de présence convoité depuis quelques années. Mais nous n'y étions pas au tirage, les neveux, nièces, fils et fifille étaient là pour le plaisir du gain. Nous étions partis pour le concert de l'OSM qui fut fade, en comparaison au plaisir de jouer avec les petites-filles. Il faut dire que la faute n'est pas à la musique mais au trop plein, après le musée et le brouhaha de la soirée des scouts.

Aujourd'hui, par temps magnifique, nous sommes allés à la maison du nord. J'ai vraiment chambardé tout le classement des rayons des livres. Je me félicite surtout d'avoir ajusté mon regard pour sortir une caisse de livres que je donnerai. Pas la peine d'essayer de les vendre. Il est vrai qu'au regard que j'ai adopté, ils ne valent pas grand-chose. Les donner simplement, sans essayer de les vanter pour les offrir à l'entourage. Les vanter voudrait donc dire les réadopter, les regretter, voilà ce que je ne veux pas.

De retour en ville, j'ai continué à écumer les bibliothèques. La caisse à donner grossit. La caisse des livres à ramener à la campagne se forme. Et la pile de livres à lire sans faute se multiplie. Sans compter les livres que j'ai l'intention de feuilleter rapidement avant de décider de les garder ou de les donner. Je ne chôme pas.

Dernier détail à noter, ce soir, après quelques heures de visite aux petites-filles, nous sommes allés manger en ces lieux au souvenir pénible. L'an dernier, à pareille date, j'y ai appris une histoire sordide qui est arrivé à une amie. Depuis, ces crevettes tempura que j'ai avalées de travers me sont restées sur le coeur. Je ne suis plus retournée à ce restaurant depuis. Mais aujourd'hui, j'estime la page tournée, l'amie perdue, mais les crevettes ont retrouvé leur bon goût.

Me vient un goût persistant de plus de quiétude encore pour approfondir mes intérêts.

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