15 mars 2013
Vie d'intérieur

Au cours des deux derniers jours, les jumeaux sont venus déjeuner, chacun son tour. Quelle différence de tempérament entre les deux. L'un ne disant rien, nous forçant de prendre de ses nouvelles à pas de loup. L'autre disant tout, nous entrainant à aborder des sujets que nous n'avons pas prévu en parler. Fifille aussi venait hier, avec la bébé. Lui entrait sortait pour ses dossiers mais nous mangions toujours ensemble, mes plats enlevants ou vide-frigo, c'est selon.

J'ai eu à sortir du confort de l'ombre et de mon apparente ermitage pour discuter relation d'affaires avec une cliente de longue date. C'est l'amitié qui nous lie qui m'a amené à me compromettre. Mais le sait-t-elle que c'est pour elle que je le fais? L'apparence de l'appât du gain a toujours obnubilé tout beaux gestes inhérents à ma profession.

Hier soir, au TNM, Jocaste reine monumentale. Jeu solide et convaincante de Louise Marleau que je ne connaissais que de nom. En manquant la présentation des Belles Soirées, j'ai manqué une rencontre en direct avec Nancy Huston. Et je n'avais pas reconnu Monique Mercure dans le rôle de la vieille servante.

Je suis entrée avec surprise dans la belle plume de Simone de Beauvoir. Ce ne sont pas que de belles paroles d'amoureuse mais une plume imagée et et imaginative qui tente de décrire sa vie à l'être aimé. À moi de constater Paris ville éternelle en ces lieux qui n'ont pas changé d'un iota. Ces lieux et ces pratiques. Il y avait déjà des grèves du chemin de fer en 1947, imaginez. Comme en 2007, lors de ma virée en Alsace.

Lui et moi, nous nous préparons mentalement pour une journée intense demain: quatre heures de Met Opera en après-midi et un grand concert à l'OSM en soirée. Je n'irai pas au bazar de bonsaï du printemps donc.

Petite neige printanière depuis hier. Mais les beaux mois se dessinent par le jour qui s'allonge. La nature revit. Sauvetage d'urgence pour la pauvre plante qui dépérit au coin de mon salon. Un Pothos que j'ai même oublié jusqu'à son nom! Même les bonsaïs que je soigne distraitement en ce moment. Mais ils me font penser sans cesse aux limites de mes installations.

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