17 mars 2013
Chapelet des jours

Comment raconter l'impression de félicité qui m'habitait hier alors que nous étions au complexe de divertissements à Laval. Dans cette foulée de têtes grises ou teintes, nous étions dans nos éléments pour savourer «Francesca da Rimini», un opéra somptueux, décor, costumes, musique et voix.

Lui a déjà hâte à celui du mois prochain, Giulio Cesare. Et moi qui suppute nos disponibilités pour la saison prochaine. Et nous estime chanceux de découvrir l'opéra à notre âge. En diffusion en direct et haute définition ainsi, profitant des entractes, nous apprécions l'envers du décor et les entrevues des artistes. Ce qui guide nos pas de novices.

Quelques heures de repos ensuite avant de nous diriger vers la Maison Symphonique pour un programme plus sobre, plein de retenue et de sagesse à mes yeux. Et mes oreilles bien émoustillées! La saison prochaine de l'OSM s'annonce grandiose aussi. Déjà Lui me dit qu'il veut être là à l'inauguration du Grand Orgue Pierre Béique aussi!

Aujourd'hui, journée dominicale. Tôt le matin, je courais déjà vers le marché pour une profusion de fruits et friandises. Lui doit ramasser les «bánh cuốn» commandés depuis hier. Deux fils sont venus manger, l'autre préfère participer à la parade de la Saint-Patrick et festoyer pour l'occasion. Fifille est venue bien sûr avec ses filles. Le gendre s'est désisté à la dernière minute, trop pris dans ses échéanciers. Ce qui veut dire que j'ai trop acheté de tout! Trop mangé aussi.

Instants complices avec ma petite-fille. Et pure joie quand je les avais toutes les deux, la petite et la bébé, à moi toute seule.

Mais pourquoi ce soir, un certain vacuum ressenti. Tant et si bien que j'ai demandé un verre de liqueur de fraises. Une bonne rasade que Lui m'a versé sans poser de question. Probablement, après trop de joie, la marche est un peu haute pour retrouver la quiétude. Ou est-ce le train trop vite du dehors en décalage avec l'immobilisme volontaire du dedans provoquant ainsi un «trou d'air»? Ou tout simplement une biorythme moins propice?

Trop de thé par ailleurs. Je suis toujours là, tard dans la nuit, à pianoter et à feuilleter mon dictionnaire. Plaisir de manipuler ses pages fines. J'ai pour ainsi dire abandonner la consultation rapide du dictionnaire en ligne assez succinct.

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