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Grand tour de ville pour les emplettes. Et pour offrir le panier de fromages à trois familles. Et ramener les bonsaïs qui ont tant poussé qu'ils sont comme décoiffés.
Ce soir, deux fils sont venus manger avec nous. Nous recevons leurs cadeaux avec grâce. Souper simple. Conversation tranquille. Ils sont repartis tôt puisque nous tombons de sommeil.
L'écran d'ordinateur ne cesse de verser son lot de voeux de saison. Je n'ai répondu qu'à un seul correspondant pour servir de relais à d'autres. Et je mijote les miens pour très bientôt les diffuser dans toutes les directions.
Les boîtes aux lettres réelles déversent leur lot de prospectus de sollicitation, deux cartes de voeux, aucune facture. Je ne sais comment me soustraire aux listes de diffusion des oeuvres de charité, plus valides les unes que les autres. Elles ne mettent pas leur liste à jour même si je me démène pour retourner leurs plis aux expéditeurs. Les nouveaux propriétaires de mon ancien perchoir doivent en avoir marre de garder mon courrier que je n'ai pas fait suivre, justement pour casser cette ronde insidieuse.
Chez moi, pas d'arbre ni de décoration. Une petite nappe, trois cartes de voeux disposée sur une table de coin. Voilà tout.
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