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Impression de tourner en rond. Hier matin, un colloque raccourci puisque nous n'avions écouté que la conférencière qui fut excellente par son témoignage. Avec recul, je la trouve authentique sans être efficacement motivante.
Nous avons enfin fait les valises qui laissent encore beaucoup de place, en prévision du retour. Sans objectif précis, je sais que les valises seront plus remplies pour cause de cadeaux de Noël. Dans cet esprit, j'ai remis dans les tiroirs des t-shirts et des pantalons. Nous nous sommes entendus aussi pour une apparence très sobre où que nous serions. Au téléphone, une amie me dit qu'à Saïgon maintenant, tout est très «chatoyant». C'est ma version polie pour traduire «hào nhoáng», au lieu de «artificiel et étincelant». Elle ne parle pas que de la ville illuminée mais des gens et des choses.
Chez fifille, on cogne toujours très fort. Une toile de plastique sépare la zone de construction du reste de la maison quand même bien encombré. La petite toujours enrhumée mais enjouée.
Aujourd'hui, nous nous préparons à recevoir nos enfants ce soir comme si c'est un souper de Noël avec cadeaux et pièce de viande. Couplé d'un au-revoir et de recommandations d'usage. Après tout, le calendrier maya ne garantisse pas un au-revoir mais des adieux. Même sans y croire, j'y pense quand même.
Lui vient de partir pour des commissions de dernière minute. Moi aussi pour plus de cadeaux à glisser dans les valises. Et une dernière démarche pour m'approvisionner en gouttes ophtalmologiques.
Les enfants sont vite passés, appréciant le repas et ... les cadeaux qui leur ont pris de surprise. J'ai nourri la petite qui n'a pas mangé, ni bu et beaucoup pleuré dans la journée. Attente toujours déçue de ces rencontres fugaces. Comment préserver du temps de quiétude ensemble? Lui répond à cette question non formulée en me disant immédiatement après le passage éclair: «C'est mieux de les voir chacun séparément.» Ensemble, ils produisent un brouhaha d'échanges sur des sujets si secondaires. Comme si l'on passe le peu de temps ensemble à souffler sur la soupe chaude sans jamais réussir à la manger.
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