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Hier, c'était la première neige. Plus sérieuse dans mon coin du nord qu'en ville. Nous y étions avec la petite, enrhumée comme jamais. Garçon tendre est venu aussi. Première partie de scrabble depuis des années, comme lui et moi avons l'habitude d'en faire. J'avais gagné, avec son aide bien sûr. Nous jouions ensemble, pour les meilleurs scores, lui améliorant mes points, en perdant de peu, très honorablement.
Retour en ville pour ramener la petite à ses parents, dans sa maison «cassée» pour cause de rénovations: cuisine défaite, murs percés, plancher de béton coupé pour installer un escalier. La bébé dormait, impassible, réfugiée en un coin plus éloigné. La maman vit tant bien que mal dans la cuisine-salle de bain de campagne. Le papa poursuit son projet, vaillant et obsédé par ses délais. Eh oui, eux aussi, partirons en France, quelques jours après moi, armes et bagages, les bébés sous les bras, coûte que coûte.
Aujourd'hui, troisième visite au M.B.A. pour l'exposition sur les impressionnistes, cette fois-ci avec Lui. Et puis un grand bond vers l'est de la ville pour aller chercher ma mère, l'amenant à la rive sud, chez une de mes soeurs. Rencontre avec une partie du clan sous couvert d'un au-revoir aux bébés. Répétition pour Noël pour ainsi dire puisque nous avons cuisiné et mangé. Mais pas trop en ce qui me concerne. Un fléchissement de mon poids m'encourage vers la bonne direction.
Dans notre tête, nous sommes à un pas de partir. En réalité, il me reste un colloque professionnel, un souper en famille avec mes enfants, deux sorties culturelles, un dossier à confier en bonnes mains et ... une centaine de cartes de voeux à adresser. Et les valises à boucler, évidemment.
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