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Revenue depuis plus de vingt-quatre heures, contrairement à mes habitudes, je ne me suis pas précipitée pour mettre ces pages à jour. Je n'ai même pas du tout envie. Mais enfin, me voici pour le moment ... mais je ne garantis rien.
Rien à voir avec le voyage qui fut très beau, très rempli. J'ai tenu des notes, pas un carnet. Je n'ai pas eu le temps. Vu des amis qui m'ont gavée. Passés soixante ans, ils reçoivent à l'ancienne, le frigo plein, la table débordée. Pour faire honneur, à l'ancienne, j'ai mangé, tout en observant les travers des uns et des autres. Lui n'étant pas vietnamien, eux étant francophiles, de Vancouver à Seattle, nous sommes nourris tous les matins de croissants et de chocolatines. Le ton est donné, la balance ne ment pas: j'ai pris trois livres en huit jours.
Sans être toujours accompagnés par les amis, avec la voiture louée, nous avons beaucoup visité et pris le temps d'apprécier. J'ai pensé de retracer le voyage par des photos annotées, mais je viens de revoir près de sept cent photos que j'ai beaucoup aimées. Malgré tout, non, je n'ai pas envie de raconter en accéléré sans les impressions. J'y reviendrai de temps à autre.
Aujourd'hui, retour vers la réalité. Les ouvriers à payer, les prochains à voir. Les matériaux à choisir. Dès le retour, même nos timbres de voix changent. Les impatiences reviennent. Et les rues de Montréal, les embouteillages, les gens. Quelque chose nous mine. Des rapports humains. Difficile.
Au moins, je m'efforce de me changer les idées, la tête. Comme prévu, je m'inscris à un cours de bonsaï. Mais peut-être un autre aussi sur l'histoire de l'art. L'idée m'est venue pendant l'exposition sur Matisse et les soeurs Cone. Sans nous consulter, tous les deux nous avons vécu les mêmes émotions dès la première salle.
À bien y penser, peut-être sommes-nous émotifs avant même d'y entrer, pour réagir ainsi devant un appel sensoriel ...
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