|
Journée en dents de scie hier. Des courses et des courses. À la pesée, j'ai perdu un tout petit .6, de quoi ne pas désespérer, mais une chance en considérant tout ce que je met dans ma bouche, soirée après soirée. Zèle chaque matin et dérapage chaque soir, voilà l'erreur. Rien ne sert de se fouetter, surtout quand d'autres sources d'inquiétude pointent à l'horizon.
Enfin, nos rapports d'impôt sont signés chez le comptable, la veille de la date limite. Ce n'est pas trop tôt.
Apparition de fils premier au lunch pour manger avec nous mais surtout pour nous dire qu'il veut nous parler la semaine prochaine. Je n'essaie pas de pousser pour qu'il parle tout de suite. Lui ne semble pas conscient de rien. Au téléphone, il a même parlé au benjamin sans demander les questions qui me chicotent.
J'ai quand même eu assez de concentration pour coordonner notre publicité professionnelle pour l'été. Les derniers dossiers en cours obligent ces efforts malgré l'impression de nager contre courant. En même temps, je fais ce qu'il faut pour le vieux perchoir.
Alors que nous avions prévu faire un saut à la campagne, j'ai dû aller chez ma mère aider à déplacer ses affaires, avec fils jumeau en renfort. Les ouvriers sont là pour des rénovations qui s'imposent. Une situation qui dépasse l'entendement de ma mère qui se laisse faire sans plus. Ce chamboulement la stresse plus que ce que ma soeur, maître d'oeuvre, ne semble comprendre.
La petite aura une petite soeur, c'est confirmé par échographie aujourd'hui. La nouvelle n'est pas une grosse nouvelle pour moi qui a déjà absorbé la nouvelle quand le deuxième bébé est en route. Les savoir tout près c'est une bénédiction. La petite famille ira en France pour tout le mois de décembre. Et nous, que ferons-nous?
Après avoir essayé plusieurs fois de trouver des billets de croisière en Méditerranée en évitant la date d'accouchement de fifille, tout en spéculant sur l'allure de nos affaires, j'en suis à la conclusion de revenir sur nos plans d'origine. Lui est d'accord. Nous irons au Viêt-Nam en décembre, un voeu que nous avons reporté année après année, ma motivation fluctuant de nulle à vaguement nulle. Mais voilà, hier, j'ai eu la subite envie de revoir des amis. Et puis, tant qu'à découvrir d'autres plages sous un soleil méditerranéen, pourquoi pas le soleil vietnamien et m'acquitter de promesses aux amis depuis longtemps. Depuis que la décision est prise, je me retiens de l'envie de l'annoncer à la ronde. Nous avons encore le temps devant nous pour ficeler le tout, escale à Paris comprise.
Ce soir, j'ai traversé le tunnel vers Boucherville très tôt pour éviter l'heure de pointe. À 16h, pour un rendez-vous à 17h30 avec un groupe d'anciens d'université de Dalat. Les retardataires ne sont arrivés qu'à 19h. Il y avait là quelques personnes que j'ai déjà croisées en d'autres circonstances. Exercice un peu vain pour moi puisque pour eux, le clou est la soirée de chant karaoké après le souper, chez la proprio du restaurant, une ancienne elle aussi. Je suis donc revenue après souper, seule, Lui étant à un enterrement de vie de garçon. Autre exercice vain en soi puisque le jeune homme vit avec sa conjointe et ils ont deux enfants de quatre ans. Mais bon, toute occasion relationnelle animée de bons sentiments prend son sens en ce monde perturbant qui tend plutôt à nous entrainer à se plier chacun sur nos propres chats à fouetter.
Le père du beau-frère est parti à la mer ce matin, par temps clair et serein.
hier |