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La journée d'hier avec le benjamin passée à faire les cartons fut plaisante, malgré le soubresaut en soirée quand Lui a repensé à reporter le déménagement jusqu'en milieu de semaine prochaine. Après argumentations, nous décidons de continuer sur la lancée. Mais ce matin, un autre rebondissement qui a remis mon coeur à l'envers. Parlant à ma mère, je recevais de plein fouet ses inquiétudes sur un incident qui s'est passé au centre d'hébergement de mon père. Justement aujourd'hui, je dois remplacer ma soeur auprès d'eux. Retrouvant la puce de Smart, je me suis précipitée au centre. Démarche positive avant d'aller voir ma mère qui a retrouvé sa sérénité, comme si de rien n'était. Et moi qui marche oblique pour le reste de la journée.
Heureusement, je fais toujours mes cartons. J'avance donc. Le gros de la cuisine est vidé. La lingerie aussi. Mais je peux toujours fonctionner au perchoir, après le déménagement, puisque je n'ai pas encore acheté un frigo et une cuisinière, au cas où les futurs occupants du perchoir ne le prennent pas avec ses électroménagers existants. Au risque de me retrouver doublement équipée, il faut quand même que je corrige cette situation dans les semaines à venir.
Les fils sont unanimement exaltés du retour de leur soeur en ville. Déjà ils pensent amener la petite en pèlerinage aux lieux marquants de leur petite enfance. Ils rêvent à nos sorties mensuelles du dimanche. Si moi je me dis qu'enfin je serai grand-mère à temps complet, eux aussi seront tontons à demeure!
Au retour d'Abitibi, à l'arrêt-repas à mont-Laurier, j'écrivais dans le moleskine que précisément où nous sommes rendus dans notre vie, je ne nous vois pas comme arrivés au sommet de notre vie pour ensuite dévalés l'autre versant. Mais comme si nous sommes devant une plaine herbeuse pour en jouir assurément. Alors quelques pas encore à grimper les escarpements et nous y serons!
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