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Je vais mieux mais enrhumée. Exactement comme il y a un mois. Cette fois-ci, «forte» de mes antibiotiques, je ne m'inquiète pas. Je vais simplement reprendre la même prescription, en y ajoutant des probiotiques. Et reprendre ma flopée de vitamines, interrompue depuis quelques semaines.
Parfois je suis lasse de prendre tout ce que je prend, mais je ne suis pas forte sans.
Malgré mon état, Lui m'a amené voir mon père, puis ma mère. J'ai bien pris soin de ne pas embrasser ni l'un ni l'autre. J'avais besoin d'y aller comme ma mère réagit encore de façon instable au déménagement de mon père. Imaginez qu'elle veut le ramener à la maison pour en prendre soin elle-même. Heureusement qu'elle change d'avis quelques heures plus tard. Pourtant, elle comprend bien que mon père ne fait plus de différence où qu'il soit. Je crois que la vision des personnes en perte d'autonomie, clouées dans leur chaise roulante, lui fait anticiper ce qu'elle sera plus tard. Cela ne lui plaît pas, elle si volontaire, si indépendante.
Même si j'ai la même tête physique que ma mère, je ne crois pas que je serai aussi forte. J'espère reculer doucement jusqu'à l'oubli un jour. Dans vingt-cinq ou trente ans, ce serait déjà une chance! Doucement, sans regret. Et accepter ce qu'il en adviendra. Une sagesse que je me le souhaite.
Le dossier en cours étant latent pour quelques jours, je respire un peu et prend soin de moi. Demain, je crois ouvrir un autre tout neuf. Mais je ne serai pas aussi stressée, je crois. C'est la nature des personnes concernées qui dicte les émotions qui s'y attachent. Dans ce cas-ci, il y a une meilleure connivence. Quand même, il y aura des surprises. C'est la nature des choses en ce métier.
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