|
Aujourd'hui, pas grand temps pour rien. Quand même, je suis allée acheter des sushis et rendre visite à une amie pas revue depuis quelques années. Quelques heures agréables à parler de la vie. Quoi d'autre.
Puis la course reprend dans ce dossier qui avance toujours surprenamment bien. Mais ce n'est toujours pas gagné. Toutes ces allées et venues se passent à la fin de l'après-midi en un temps doux comme si nous sommes en dégel printanier. Nous avons décommandé les fils pour le souper du mercredi soir pour pouvoir avancer le dossier.
Et puis théâtre du Rideau-Vert ce soir pour «Vigil» ou «Le veilleur» que Lui n'a pas apprécié ni moi. Pour ma part, je ne suis tout simplement pas là, la tête ailleurs voguant entre le futur très immédiat, dossier, famille et multiples soupers auxquels je ne suis ni préparée, que ce soit pour cuisiner ou pour y assister, ni motivée.
Le temps morcelé ne semble pas m'appartenir. En même temps, il y a comme usure et lassitude. Morphologie classique des entre-deux. Je me console en Lui disant que dans moins de vingt-quatre heures je reverrai la petite, je ne l'ai pas vu depuis cinq semaines. En ajoutant tout de suite après qu'il faut que je la laisse un peu à sa mamie française qui ne l'a pas vue elle depuis bien plus longtemps. Depuis juin dernier.
Pour un dossier qui avance, il y a deux qui dorment, ce qui le fatigue Lui beaucoup. Je pense à mon garçon tendre malmené au travail et je peine pour lui.
hier |