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Sur Laurier ouest, je suis allée avec une amie. Marcher de long en large, exercice fort apprécié. Je n'ai rien acheté mais j'ai bien aimé la sortie. Au «Toi et Moi café» je prenais une bonne assiette de fruits, une bénédiction. En sortant, une contravention pour parcomètre expiré n'a pas altéré mon humeur. L'amie partira en voyage bientôt, les sujets qui en découlent sont inépuisables.
Après-midi latent. Rendez-vous à la course et théâtre ce soir pour la pièce, «Le Dindon» de George Feydeau, évidemment. Divertissant. Grosse production.
Au retour, la dinde que je suis est encore tombée. Exactement là où le trottoir s'incline pour une descente de chaise roulante. Courbatures et capsule anti-inflammatoire. Enfin, nous installons les crampons que j'avais déjà achetés depuis l'an dernier sur mes bottes. La glace vive en-dessous d'une nouvelle neige, c'est aussi traître que de la glace noire. Pluie verglaçante annoncée pour cette nuit.
Mon application à bien me nourrir sainement semble porter fruit. Je reperd tout ce que j'ai repris depuis deux semaines. Histoire ordinaire de tout ceux qui s'attaquent à la même question.
Je viens de tourner les dernières pages de «La Femme au Miroir», un roman bien conduit. Mais je continue à rejeter la prétention de l'écrivain d'en avoir fait le portrait de La Femme, la même, au cours du temps. C'est d'ailleurs peut-être l'extrait vidéo de l'entrevue que j'avais fait le lien la semaine dernière qui m'a dérangé. Cette fatuité tranquille!
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