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Me réveiller dans la nuit à cause du client d'hier. Tergiverser toute la matinée avant de décider que oui, moi aussi, j'irai à la campagne. Mais avant, il a fallu que je m'attache à mon clavier vietnamien pour les affaires d'entraide à l'international. Avec ma fonction de courroie de transmission, j'ai à récapituler la fin de 2011, en retard n'est-ce-pas, et les voeux d'usage. Deux fois plutôt qu'une, avec le début de 2012 et le début de l'année lunaire du Dragon d'Eau. Tout en choisissant le bon moment pour faire mon apparition pour ne pas prendre part et partie dans une petite broutille qui s'est passée au Viêt-Nam, la semaine dernière.
Des heures à fouiller dans les vieux messages, à passer entre le clavier vietnamien, qui n'écrit pas les chiffres et les signes autres que les accents tonaux, et le clavier canadien français.
Enfin libre, j'ai pu me concentrer à préparer le départ et tout ce que j'ai besoin pour revenir directement aux festivités du Têt qui commenceront chez mes parents pour finir chez mon frère le plus vieux. Celui-là qui semble bien assumé son rôle d'héritier de la lignée et des traditions. Tant et si bien qu'il commence déjà à entrainer son fils de quinze ans, pour perpétuer la tradition.
Partis vers 20h, nous sommes arrivés dans une campagne très enneigée et froide. Arrivées dans la maison, enfin j'ai effacé les soucis de la ville. Je me demande pourquoi nous ne nous contentons pas de cette vie très simple, d'une maison qui est à notre image, sans prétention. Au lieu de partir toujours dans cette quête du plus et du mieux. Pourquoi plus et mieux quand on n'est pas prêt à en payer le prix, à fois en argent et en quiétude.
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