13 janvier 2012
Un vendredi 13

J'aime le silence que j'occasionne quand je m'assieds pour lire. Tout juste avant que le sens des mots me pénètre.

Il a neigé sans relâche. Ma puce de voiture est engloutie sous des bordées, qu'elle soit au coin de la rue ou dans notre entrée. Lui la déterre, la déplace et la replace. En plus de la sienne qui au moins nous véhicule à travers la ville au ralenti. Ce soir, nous avons soupé chez ma mère d'une cuisine express que ma plus jeune soeur a préparée.

Ce soir j'entame un autre Laferrière, «Pays sans chapeau». Nul autre que Pierre Foglia pour l'introduire proprement. J'aime bien le format du Boréal compact. Et la liste aussi, des parutions dans la collection, tous auteurs confondus, qui occupe les dernières pages du livre. Elle me fait penser à la liste des titres publiés en livre de poche de ma jeunesse. Ces titres qui me servaient de repères, tels les cailloux du Petit Poucet.

Sous le coup de minuit, j'envoie le plus récent dossier vers son destin. Mais le sort des quelques personnes directement impliquées me préoccupent.

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