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Il neige abondamment aujourd'hui. Je dorlote toujours un état fébrile, ni tout à fait malade, ni complètement guéri. Sur le tapis d'exercice, je chancelle. Impossible de lire Laferrière en même temps, de peur de tomber, ou de casser la reliure du livre si je le coince dans la sorte de lutrin prévu à cet effet. De toute façon, le multitâche ainsi décliné ne me convient pas. J'ai l'impression de lire en hoquetant.
Pendant que j'étais sur le tapis, il me vient à l'idée que ces pages et ce monde de Sally s'apparentent à une cage de verre dans laquelle je m'observe, objet et sujet, sans jamais dévier d'une obsession toute nombrilisme. Hors de ces pages aussi d'ailleurs, surtout depuis que je pèse, jauge, calcule et suppute tout ce que je met dans ma bouche!
Voilà longtemps que je n'ai pas écrit dans le moleskine. Faut-il le ressusciter, ou l'archiver?
Avec l'hiver qui se précise, le cocooning implique le ménage en profondeur et ... la préparation du printemps et des voyages. Quelques idées se précisent aussi.
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