09 décembre 2011
Rideau sur une semaine

Je pensais écrire mon quotidien qu'aux deux jours ce mois-ci. Je me ravise suite à la lecture d'une section des Carnets-2 d'Hubert Nyssen. Depuis les nouvelles de son décès, le livre traine sur mon bureau, entre le tout petit clavier de l'iMac et sa souris plate.

En le feuilletant, il y a quelques semaines, je me suis rendue compte que c'est très différent du carnet en ligne que je fréquentais, dans les dernières années de sa vie, alors qu'il est à la retraite de son rôle d'éditeur. Émotive, j'ai reposé le livre, me trouvant indécente de me précipiter ainsi sur ses mots, de journal de surcroît. Dans celui-ci, situé en 1988-1989, il roulait à plein régime comme éditeur. J'ai particulièrement apprécié ces jours de novembre et décembre quand il était à Varsovie, Cracovie et Vienne. Je me suis retrouvée dans les impressions des deux dernières villes. Et j'en apprend un peu plus parce qu'il y est accueilli et pas moi.

Des réflexions authentiques. L'impression de brefs aperçus comme par le trou de la serrure. Mais aussi de vifs coups de pinceau sur la société en des lieux et des temps différents. C'est ce que j'aime des journaux. Il y a de ces lectures qui me comblent plus que d'autres, comme de ces aliments «puissants» plus rassasiants que d'autres, pour employer le vocabulaire de WW, ma nouvelle religion.

Difficulté à nous coordonner pour une réunion entre frères et soeurs. Difficulté à comprendre parfois un dynamique de groupe quand les membres sont éparpillés à travers le monde, chacun avec son vécu et ses obstinations.

Définitivement, je ne suis pas très motivée pour les cartes de voeux cette année. Je prend beaucoup de temps pour les écrire, peut-être que je résiste à la «production en série», plus sensible à écrire lentement des mots plus vrais, mieux ressentis pour chacun des destinataires.

hier consulter les archives demain

retour à la page principale