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Hier, je suis formellement allée visiter mon père. Ce que je ne fais pas depuis quelque temps, si l'on ne compte pas les fois que je ne fais qu'y passer. M'asseoir à côté de lui. Lui parler. Lui offrir des bouchées de chocolat ramené d'Amsterdam. Lui qui ne se souvient de rien, sauf pour des réflexes conditionnés, sans aucun sens de l'à-propos, me dit: «Essaies de trouver du temps pour venir me voir plus souvent, parce que je m'ennuie.» Un coup direct dans le plexus, vous dis-je.
En coup de vent, je suis passée voir ma mère qui se dit très contente de ma visite à mon père. Quant à elle, elle n'a besoin de rien, disait-elle. Mais elle n'a pas pris ses médicaments du matin, ni mangé à midi. Et donne un coup de pinceau en-dessus du comptoir de l'évier.
Et moi qui éprouve quelque fatigue avec le régime. Le trois-quart de tasse de céréale du matin dans la demie-tasse de lait à 1% commence à être mince. Mais j'ai intégré les trente minutes d'exercice une journée sur deux.
Hier, j'ai écrit et posté un gros sept cartes pour l'Europe. Il m'en reste quatre autres, mais les files commencent à s'allonger aux différents comptoirs postaux. La centaine de cartes à adresser et poster encore me fait peur. Je procèderai par ordre d'importance et on verra bien jusqu'où je me rendrais.
Je pense inventer un peu de travail de paperasses pour engager ma protégée une journée par semaine, histoire de lui faire gagner quelques sous. C'est quand même un effort qui coûte et je ne parle pas d'argent!
Aujourd'hui, je me force à sortir magasiner pour me mettre dans le bain festif. Mais je ne vois rien que je pourrai acheter, rien de valable, moi qui a tout. Lui aussi parle d'acheter des cadeaux à la volée, parce que c'est Noël, mais il n'a pas d'idée vraiment pourquoi et pour qui.
Enfin, j'ai finalisé deux abonnements à l'Orchestre métropolitain, complétant une saison culturelle déjà riche. Si investie dans l'aventure WW et les idées de déménagement de mes pénates, je n'arrive pas à désirer, encore moins à planifier, de courts voyages tels que rêvés. Rage de lectures aussi. Mais quand vais-je commencer à tricoter. Et reprendre la pratique du chinois qui recommence à me tarabuster? En zigzag, l'idée d'un bilan de fin d'année s'impose. Un bilan c'est un petit peu inutile, sauf que c'est la pierre d'assise pour planifier l'an prochain.
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