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C'était très tranquille hier quand il était question de faire avancer ce dossier. Rien pour dissiper cette «langueur monotone» des lieux. Lâche, je m'en suis éloignée, le laissant là, Lui qui attendait un hypothétique client.
En soirée, c'était une toute autre histoire. Nous cherchions une croisière à faire cet hiver en famille, enfin une partie de la famille, ceux qui veulent, ceux qui peuvent. Quelque chose de nouveau pour moi. Moi qui résiste tout en m'y soumettant, avec en tête ces intentions de changement important au printemps prochain. Ce projet que je porte en moi sans en parler, tout en «déménageant» chaque jour, en m'auscultant le coeur et les sens, en me projetant ailleurs, imaginant d'autres bruits, d'autres silences, d'autres habitudes de vie. C'est comme si je me dédouble ...
La nuit dernière ne fut pas reposante. Aujourd'hui, réunion toute la journée dans les affaires collectives. Avec les sens aux abois puisque je n'ai pu aller voir ma mère qu'à la fin de la journée. Franche conversation avec elle qui fut énergique et joyeuse, alors que le froide approchant aurait pu la rendre désemparée et triste. Ce fut un soulagement pour moi qui rumine en même temps l'ironie d'être encore de la génération-sandwich à mon âge!
Au cours de la journée, mon plus jeune est allé voir l'ostéopathe pour un problème de douleur à la base des reins pour découvrir qu'il a aussi abimé ses cotes à cause de la boxe. Pendant ce temps-là, ma mère était introuvable. J'ai dû envoyer l'autre fils à sa recherche. Par sms, en cours de réunion, imaginez. Et je me demande pourquoi ce soir je suis encore tendue.
Par-dessus le marché, il faut encore choisir un autre centre d'hébergement pour redéménager mon père. Sans trop de heurt.
Il me semble que là-haut sous la voûte céleste, il y a des astres qui déménagent eux aussi, au-dessus de ma tête. Surtout, me préserver des îlots de silence. Ce soir, nous avons marché jusqu'au bâtiment des H.E.C. tout près. Prendre un chocolat chaud, lire mon livre de l'heure. Juste avant de repartir, je ramassais distraitement le journal. Tiens encore un autre décès chez des amis avec qui nous planifions un souper. Nous irons au salon funéraire à la place. Après-demain.
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