05 novembre 2011
Activités souterraines

Un jour passé au perchoir. Repos mérité. À terminer de lire «Histoire de livres» en faisant quelques recherches sur plusieurs des auteurs que je ne connaissais pas. Pour constater que je connais très peu d'auteurs d'ici. Tout en laissant en plan la grosse brique de Nina Berberova qui dort toujours sur ma table de chevet, j'ai commencé «Ma vie avec Mozart» de Eric-Emmanuel Schmitt en me faisant une mise en garde de lire trop vite ces livres qui ont l'air trop facile à lire.

Pour contrer cette tendance, j'avais commencé la brique de Berberova avec un carnet sous la main pour annoter. Avec le résultat que l'on sait: impossible de lire à la volée!

Je veux revenir sur un auteur de Histoire de livres, André Carpentier, qui a parlé du journal manuscrit que son père a commencé à tenir vers l'âge de 72 ans. Six cahiers que Carpentier qualifie de livres ... «aux deux sens suivants. D'abord, au sens d'un assemblage de feuilles portant des signes destinés à être lus, en l'occurrence des signes manuscrits et non imprimés; on oublie trop facilement qu'il y a toujours une étape d'écriture où le futur auteur est encore un écrivain d'avant l'imprimerie. Ensuite, au sens commun d'un «ouvrage de l'esprit», comme dit Littré, et d'une «machine à communiquer», ajoute Robert Escarpit.»

Je trouve écho du monde de Sally dans ce qu'il dit, ... «Car si la démarche inhérente à ce genre de journal engage le diariste à construire et à consolider sa pensée dans le présent quotidien, elle lui permet aussi de donner une matérialité durable à ses réflexions.»

Une façon de survivre à sa propre mort, pour tout dire.

Aujourd'hui, quand je ne suis pas dans les recherches à propos de livres et d'auteurs, je le suis pour les roches et leur vertus en lithothérapie. Il faut dire que la veille j'avais vidé mes poches pour acheter un grand assortiment de roches montées en pendentif. Cadeaux de Noël tout indiqués.

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