04 octobre 2011
Vie et reflets

Hier, la journée de réunion a été épuisante. Alors qu'elle n'a duré que cinq heures et demie, avec pause-sandwich. Je suis revenue directement avec des collègues au lieu de m'attarder pour bouquiner avec mon amie. Soirée de récupération. Écho mitigé du fils qui a commencé son emploi.

Aujourd'hui, matinée cléricale et après-midi à la campagne. Lui veut aller chercher du sirop d'érable, moi je ne manque pas l'occasion d'y faire un tour. Quelques heures suffisent pour que nous y effectuons quelques tâches utiles, indispensables ou gratifiants. Je déplaçais quelques livres, lisais quelques pages, alors qu'il vérifiait la bonne marche des systèmes, chauffage et autre. Nous avons enlevé le lourd climatiseur installé dans la fenêtre du boudoir d'en haut, et surtout, lui trouvé une niche à l'étage au lieu de le descendre en bas, ce qui aurait eu besoin d'une autre paire de bras d'homme.

Ce soir, je suis allée travailler seule comme une grande. Dans un environnement nouveau, avec la perspective de trois ou quatre dossiers par effet domino. Mais avant tout, il y a l'évaluation du risque, de ce nouveau rapport qui s'installe. Y-a-t-il chimère ou manipulation? Je n'ai rien à perdre, sauf pour la perte de temps investi et d'illusions. Un pari à prendre sans emballement.

Le temps s'est enfin allégé avec percées de soleil. Je ne me rappelle pas de la dernière fois où il a fait mauvais si longtemps. Je pense aux amis californiens et à l'amie parisienne qui sont déjà à Montréal que je n'ai pas vus encore. Il faut quand même que je termine tout ce que j'ai sur l'agenda avant de partir pour Boston.

Deux images et réflexions que je veux saisir avant de les oublier. Cet après-midi, je regardais des livres dans mon boudoir du nord, empilés à plat sur les petites tables et j'avais l'envie presque physique de croquer dedans, comme si ce sont des gâteaux! Aussi, je lisais une chronique de l'inimitable Pierre Foglia de La Presse qui parlait de ses 70 ans, presque 71. Et j'ai eu la réflexion que si l'homme intellectuel, pas physique puisque je ne le connais pas en personne, me plaît à 70 ans, je fais donc bien mes 60. Comme pour la jeune fille de 20 ans séduite par l'homme «mature» de 30.

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