29 septembre 2011
Le théâtre de la vie

Recherches et correspondance électronique occupent ma matinée. Correspondance veut dire penser au ton, aux termes de vocabulaire, à la façon d'exprimer ce que l'on veut dire. C'est simple mais il faut y réfléchir quand même. Tant et si bien que j'étais à la course pour me préparer, m'habiller, manger un morceau et partir à ma pré-rencontre.

Rencontre préparatoire à ma journée de réunion à Québec la semaine prochaine. Et réception d'une tonne de documents à potasser alors que ma fin de semaine est déjà chargée. En sortant de là, vu le temps gris et pluvieux, je suis allée voir ma mère. L'encourager à se lever, l'amener prendre un café, partageant avec elle un muffin. Revenir en vitesse avant d'être prise dans la circulation de l'heure de pointe.

Ce soir, souper du bout des lèvres et théâtre. Chez Jean-Duceppe, après la pièce d'hier soir, j'étais peu enthousiaste pour celle d'aujourd'hui, «Match», même après la lecture du programme. Mais nous étions renversés par le jeu de Robert Lalonde. Hier soir, nous étions charmés et nostalgiques d'un pan de l'Histoire contemporaine des cubains. Ce soir, nous étions touchés par l'histoire d'un personnage authentique et digne, sous des airs excentriques et désinvoltes. Pleurer.

Immanquablement, en sortant des pièces de théâtre ainsi, je trouve ma vie belle et par extension, la ville vers 22h-22h30 apaisée et prometteuse. Insidieuse, la ville poursuit son emprise sur moi.

Ce soir, fifille, le gendre et la petite sont arrivés en ville, chez eux, dans leur petit appartement dans le quartier de mon autre demeure, près du fleuve. Je piétine d'impatience mais je ne vais pas les déranger ce soir, après le théâtre. Demain donc, après l'OSM.

Une pensée pour l'un des jumeaux, le garçon tendre tel que je l'appelait il y a quelques années, qui a passé une entrevue hier pour un premier vrai emploi. Dans une grosse firme à l'internationale.

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