28 septembre 2011
Fin d'une époque

Chaque jour, j'écris ce journal en ligne qui est très peu lu par ailleurs. Mais j'écris pour noter mes jours. J'écris pour me situer. Si un jour, à la relecture je ne m'y retrouve pas dans les faits ou les émotions, cela veut dire alors que ces faits et émotions oubliés ne valent pas la peine de s'en rappeler. Point.

Je fais des fautes de syntaxe ou de grammaire plus souvent paraît-il. Mais je ne me relis pas, comme lorsque l'on se permet d'être sans trop se préoccuper de son maintien. Et puis je me dis aussi que mon trilinguisme a de ses travers que mon inhibition tolère.

En résumé, une attitude plus relax sur la forme, un quasi-abandon sur la prétention de mettre en ligne plus de photos que pas du tout, me permet d'écrire plus souvent. D'autant plus que je ne pense plus du tout à plaire à quelque lectorat que ce soit, plus préoccupée par mes petits pas de fourmi ouvrière que de l'air du temps.

Aujourd'hui donc, j'ai sérieusement travaillé à faire la chasse aux petits bouts de papiers porteurs d'informations diverses: noms, numéros de téléphone, adresses courriels, etc. Le tiroir de bureau s'en trouve délesté et la poubelle ... fournie.

Après les emplettes, j'ai vu deux des fils, chacun son tour. Je me félicite qu'ils soient si près. Période harmonieuse dans nos relations, je trouve.

Ce soir, je quitte officiellement mes fonctions d'administrateur d'un conseil d'administration. Remerciements et applaudissements et tralala. Sans pincement de coeur, j'ai répondu à Lui. Je crois sincèrement que mes ailes ne seront que plus librement déployées.

Ce soir aussi, début de la saison culturelle avec cette pièce si tendre, «Anna sous les tropiques» au Rideau-Vert. Entendre la prose de Tolstoï me ramène à la relecture d'Anna Karénine d'il y a un an ou deux. Ce fut magique!

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