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Grisaille incroyable sur Québec hier. Je logeais dans un hôtel résolument douillet et contemporain. Nous ne faisions que dormir et manger au restaurant de l'hôtel, en plus de ma réunion bien efficace. Et retourner tout de suite à Montréal.
Aujourd'hui, quelques courses. Accueillir la petite famille qui revient de France pour reprendre leur voiture et repartir en Abitibi quelques heures plus tard. Nous faisons notre tour ensuite au salon funéraire, là où moines bouddhistes et incantations ont pris possession de la place. Dans un coin de la salle, thés et sucreries vietnamiennes attendent familles et amis.
Souper avec un fils et un neveu. Les fils tour à tour viennent chercher leur cadeau de France. Je leur avais acheté des chemisettes en lin. Mais ce sont la demi-douzaine de boxers que j'ai trouvée à chacun qui semble les enchanter plus.
Berberova toujours qui me ramène dans les rues de Saint-Petersbourg et de Paris que j'arrive à imaginer il y a un siècle, autour de la Révolution russe, ou aux abords de la Seconde guerre. Le destin des hommes et des femmes est toujours si pathétique et éphémère devant le raz-de-marée de l'Histoire. C'est moi qui prend ce ton grave pour synthétiser le climat qui s'en dégage, quant à l'auteure, elle dépeint par touches très simples des scènes tout aussi anodines.
Des scènes que je retrouve encore, maintenant, là-bas, tout récemment, mais aussi ici, pourquoi pas? Des scènes immuables. Comme par exemple, "Les hôtes et les invités venaient de dîner, on n'avait pas encore retiré la nappe. Sur la table il restait des verres."
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