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Au sortir de l'hiver, alors que le printemps joue à cache-cache entre soleil et pluies, c'est la saison des jambes blanches. Si vous n'avez pas remarqué c'est que vous n'êtes pas sorti ou serez-vous encore caché sous vos laines? Les jambes blanches donc, et nues, dans les sandales un peu usées de l'an dernier, sous des shorts, ou est-ce une jupe, un peu trop courts mais intemporels puisque démodés de toute façon.
Nous sommes sortis à quelques reprises aujourd'hui. Le matin en milieu bancaire, faussement sécuritaire, montrant patte blanche et carte identitaire. L'après-midi dans la faune multiculturelle, pas de jambes blanches mais des robes amples jusqu'à terre. Parmi ces femmes voilées, de hijab pour plusieurs, de niqab pour une autre, et ces hommes à têtes nues en plus de celui-là qui porte sa kippah, j'ai choisi moi des maillots de bain sans même essayer. Je ne peux quand même pas les mettre par-dessus mes vêtements, comme cette jeune fille qui a enfilé une robe mauve sur ses jeans et son chandail!
Aux abords du Vieux-Montréal, Amphi-bus et bus rouge à toit ouvert se donnent des airs d'été. En terrasse, sur des bouts de trottoirs, des convives attablés clignent encore des yeux, comme étonnés de la lumière. Les travailleurs de la City, pour parodier Londres ou Sydney, hâtent le pas pour sortir de la ville, devant la perspective d'une fin de semaine de trois jours.
Quand à nous, nous sommes venus exprès pour le fish and chips chez Brits'nchips, en nous installant bien au fond de la salle. Et un Newcastle amber ale pour Monsieur!
Sur ce, je vais de ce pas, vider les tiroirs de lainage et sortir les vêtements d'été. Je crois que ça y est, ma piqûre d'été et mon vent du large!
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