13 mai 2011
En préparant l'été

Hier, j'étais en expédition urbaine, transportant des articles à donner au Chainon, pistant des lieux et des bâtiments pour un futur dossier. Il faisait chaud et beau. À dos de puce j'étais efficace, malgré un bras lancinant. Mais je faisais en vain une tournée des bouquinistes à la recherche de certains auteurs utiles à mon projet en vedette. Il faut donc aller en librairie.

Avec le projet en tête, la préparation des rendez-vous du lendemain et les articles ménagers, ainsi que les fruits, qui commencent à manquer sérieusement au perchoir, nous étions entrain d'oublier d'aller au théâtre! Au galop de dernière minute s'ajoute le stress routier. Ce n'est qu'en ces moments-là que les feux de circulation tournent toujours au rouge, que le type en face dort au volant et que mon homme fort décide de conduire tout doucement. Évidemment nous étions en retard comme une douzaine d'autres. Nous fumes donc installés en douce en arrière, heureusement que le texte est fort et la mise en scène statique.

«À toi pour toujours, ta Marie-Lou» fut du pur Tremblay, le plus dramatique que je connaisse. La misère psychologique me ramène à la triste réalité du procès en cours tout comme à l'histoire contemporaine du Québec. À une société jeune et un peuple qui vient de loin et depuis peu.

Aujourd'hui, en ce vendredi 13 qui n'a rien de fatidique, nous avons travaillé de concert sur ce futur dossier. Et puis cet après-midi, un peu de déplacement de commodes de chez ma soeur de la rive sud au garage du perchoir. Dans l'opération, notre vieux vaisselier fut laissé sur le bord du trottoir. Il fut ramassé en moins de quinze minutes par quelqu'un qui a même un camion à sa disposition. Tant mieux, puisque je n'aurai pas aimé le voir passer la fin de semaine à la pluie qui s'annonce.

Souper à la bonne franquette avec les jumeaux. Cette nuit, je pense bien dormir dans mon lit du nord. Mon aile trainante semble m'avoir relevé de mon engagement à prendre charge de la peinture des salles de bain de de l'aire de service. Mais je ferai un bon contre-maître qui nourrira bien ses hommes en contre-partie.

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