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Il y a cette histoire d'infanticide que je suis comme on suit un roman feuilleton, avec la différence que je suis incapable d'endosser aucun des personnages. Dans un vrai roman, on finit toujours par s'incarner dans la peau de quelqu'un, héros ou héroïne, ou même un personnage secondaire qui nous est sympathique.
Il y a ce dossier qui coince, oh, un tout petit peu, du moins, je l'espère. Hier je faisais son suivi avec le sentiment de faire mon devoir diligemment. Un autre qui lague pour cause d'accident cardio-vasculaire d'un administrateur. Dans le contexte, tout le monde attend pour ne pas être accusés de sans-coeur.
Il y a le film, «Des hommes et des dieux», vu dans une salle où tous les spectateurs étaient silencieux avant la projection, respectueux sans manger ni boire. Tout le contraire de la combinaison bruyante cinéma-popcorn-boisson gazeuse. Un beau film qui a rendu mon mari triste.
Malgré mon bras qui bat de l'aile et les double advil ou tylénol que je prend religieusement, j'amorce un projet qui me tient à coeur. Occasion pour moi de ressortir matériels de lecture et documentations.
Nous nous préparons à une fin de semaine de peinture à la campagne. Les fils sont mobilisés. Le rénovateur apporte les dernières touches. Nous ne commencerons pas le remplacement du tapis de la salle de séjour tout de suite, mon mari tient à profiter comme il se doit de la maison pour l'été.
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