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Je ne sais pas si c'est à cause de la desserte que j'ai soulevée avec Lui lors du ménage à la campagne il y a quelques jours mais mon bras gauche me cause problème. J'ai mal au bras qui bouge difficilement. Tendons distendus, arthrite ou rhumatisme, tous les paris sont bons mais ne soulagent pas. Mon beau-frère médecin lance même la menace de métastase osseuse! Pour le moment je prend rendez-vous avec l'ostéopathe.
Le dimanche de la fête des mères, mon bras souffrant n'a pas aidé à mon humeur exaspérant qui s'est heureusement éclairci à l'arrivée des invités aux bras chargés d'arrangements floraux.
Aujourd'hui, autre assemblée générale professionnelle et troisième jour de glissade alimentaire. Glissade et non dérapage. Prise de médicaments désordonnée. Je traine mon bras à l'image des oiseaux à l'aile cassée, dignement, en étouffant les plaintes.
Avec fifille, de concert, nous réservons trois nuits d'hôtel à Biarritz. Je commence à avoir hâte à ces dix jours investis dans le sud-ouest de la France. L'escapade commence à être nécessaire pour Lui qui commence à être vraiment fatigué, tout en se levant au milieu de la nuit parce certains détails de sa liste à faire chicotent.
Je questionne la routine de venir écrire ici. Exercice machinal, écriture presque mécanique. Après douze ans, il y-t-il encore lieu de le poursuivre? Mes lecteurs, plutôt lectrices, les plus assidus, commencent à espacer leur passage, signe d'usure. Je ne suis qu'un fait divers devenu. Que faire? D'autant plus que moi-même, je n'ai plus envie de renouveau. Continuer ou arrêter, c'est presque la même chose. Seul demeure le devoir de mémoire, pour qui pour quoi, au juste? Lui et moi expérimentent nos petits oublis. Petits qui deviendront grands peut-être, un jour. Lassitude.
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