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C'était jour de réunion de comité hier. Mais il est apparent que nous sommes tous préoccupés et fatigués de nos autres occupations. Alors la réunion n'a duré qu'une demie-journée et nous sommes tous renvoyés à nos devoirs de lecture de dossiers, avant de nous réunir de nouveau dans une quinzaine.
Lui et moi sommes donc partis à la campagne pour passer huit heures à faire du ménage de la maison qui reprend forme petit à petit. Mais il y a toujours beaucoup à faire. Nous avons soupé d'un vieux steak, des légumes congelés, d'un vieux pain, le tout sorti du congélateur, givré, dénaturé et gris. Tant pis. La demie-heure passée à rester assis immobiles devant le feu qui crépitait a valu la peine, malgré les courbatures. J'avais presque envie de rester pour la nuit, mais nous sommes quand même rentrés. Le lendemain est un autre jour bien rempli.
Aujourd'hui donc, l'embarras de déterminer l'allure de cette fin de semaine de la fête des mères. Un saut chez l'épicier pour rafler des homards. Un autre chez le fleuriste pour les fleurs, surtout pour une cliente, jeune mère toute neuve. Deux des fils sont venus déjà, demain ils ne peuvent pas. Nous leur disions que dorénavant nous demandions que les fêtes des mères, et des pères, se feront chez eux, chez l'un ou l'autre. Simplement ou élaborées, mais chez eux. Et que nous ne voulons plus que pour ces occasions-là, que ce soit encore nous qui avons à coordonner les rencontres. Il reste bien sûr ma mère à recevoir, ma mère à partager entre mes frères et soeurs. Finalement, elle viendra demain avec la familles de deux de mes soeurs.
La question réglée, je me préparais mentalement à manger raisonnablement ce soir, puisque nous avions invité un couple de clients au restaurant au centre-ville. C'est toujours une opération délicate quand nous sortons avec les clients pour la première fois. La relation sera-elle harmonieuse, les clients aimeront-ils telle cuisine ou telle autre? Allons-nous raconter notre vie? Vont-ils raconter la leur?
Finalement tout s'est bien passé. Relation joyeuse et cordiale. Repas excellent. Je me suis permise un dessert, un morceau de Paris-Brest que j'ai trouvé sucré. Trop.
Avec le beau temps revenu et les dossiers qui se dirigent tous vers leurs dernières phases, il y a lieu de repenser à tout ce qui me manquait cet hiver: les dadas personnels. Le chinois que je néglige. Les lectures inachevées. Et toujours, la question irrésolue du prochain perchoir.
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