03 mai 2011
Le 3 fait-il le mois?

Aujourd'hui, il pleut. C'est humide et moche. Le jeune comptable que j'ai rencontré dit qu'il avait pleuré hier soir. Et bien, le ciel aussi, pour les résultats des élections canadiennes. Le Canada est plus que jamais à droite et le Québec à gauche. L'étoile canadienne faiblira plus encore au cours des quatre prochaines années. L'électorat québécois ne saura plus où donner de la tête aux deux niveaux de gouvernement. Sur le plan montréalais, un changement s'impose. Tout cela pour dire que plus que jamais, il faut que collectivement l'on se tient debout!

Ma réunion se passait de l'autre côté de la rue, devant ce bâtiment de la rue Sherbrooke ouest. Devant la statue de la reine Victoria, nous avons repensé à d'autres statues de la même reine à Sydney et Melbourne. Ah, si je peux prendre le temps de classer les photos accumulées depuis le temps!

Sur le plan personnel, le petit train-train. Je suis allée voir l'ophtalmologue, comme d'habitude, aux six mois. Test de glaucome, test de vision, bavardage plus social que professionnel. Un saut chez le fruitier, approvisionnement généreux dans l'optique de mon contrôle de poids.

Enfin, j'ai pu régler la question des fleurs pour ces funérailles bruxelloises. Et transmettre la nouvelle à la ronde. Quant à la copine, je ne l'ai toujours pas rejoint au téléphone. Il faut donc au moins que j'envoie un courriel, en trouvant les mots de circonstance, sans le bla bla habituel. Peut-être parce que je n'ai pas les bons mots en tête que je n'ai pas encore réussi à la rejoindre. Sa mère avait deux ans de plus que la mienne, en cette semaine de la fête des mères.

Lui et moi tous les deux commençons à fatiguer, après ces semaines de travail sans relâche. Mais nous sommes unis, plus que jamais, dans l'expression de notre tendresse mutuelle au quotidien. Et ce, malgré les différences de tempo, selon les situations variées et variables.

Ce soir, théâtre. «Shirley Valentine» chez Jean-Duceppe. Pierrette Robitaille, seule sur scène, fut superbe. J'ai toujours eu une réserve sur ses airs populistes mais les différents registres de son interprétation m'ont conquise. Et puis le sujet, un discours sur les femmes et les hommes, c'est toujours sympathique et criant de vérité quand on ne vous sert pas sur un ton moralisateur.

Avant le théâtre, un des fils est venu souper. Conversation que je qualifierai de magique entre lui et moi alors qu'il me conduisait au centre-ville. Conversations d'adultes, sur la politique, la confiance, l'avenir, la jeunesse et l'expérience. Il s'est même rangé sur le trottoir pour que nous terminions la conversation avant que je ne descende d'un pas pressé. Des instants que je chéris.

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