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Jongler entre trois rendez-vous et le départ de la petite et ses parents. Clôturer les huit derniers jours sous le signe pascal sans repas de Pâques ni chocolat à distribuer à la ronde. Les trois fils sont venus au restaurant déjeuner avec nous et la jeune famille. Les adieux sont écourtés puisque nous sommes repartis avant eux vers nos obligations.
Dans le calme retrouvé du perchoir, j'ai pu me concentrer sur la lecture des journaux. Ce soir, après un repas au restaurant avec la soeur et son mari qui seront en voyage pendant les cinq prochaines semaines, enfin je m'asseois devant papier et crayon pour planifier les prochaines semaines. Plan de santé et nutrition surtout, avant les projets, petits et grands. Certaines idées pérennes reviennent me hanter. Il est temps d'en faire quelque chose, à moins de les saborder pour de bon. Je mijote, je mijote.
Aujourd'hui, date d'anniversaire du 30 avril 1975, il me vient à l'idée de tourner définitivement la page par le geste symbolique de quitter complètement la communauté des anciens de mon université de là-bas. C'est que leurs doléances constantes et obstinées fatiguent. J'ai envie de sérénité voilà tout.
Il se peut que ce geste n'est qu'un début du grand ménage. Non pas qu'un ménage du printemps comme à chaque printemps, mais un ménage de l'automne, l'automne de mes soixante ans. Il me semble que je n'ai plus envie de convention tacite, d'affinité de convenance et d'amitié polie. Volontairement, j'écris ce qui précède au singulier, en espérant épurer ma vie sans avoir à mettre un coup de hache dans trop de domaines en même temps.
Sous un dehors décousu qui se traduit quand même par des notes tronquées, j'en suis consciente, je cogite, je cogite ...
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